Le travail, le bouc émissaire facile
Les propositions des syndicats pour répondre à la hausse du taux d’absentéisme ne sont pas les bonnes.
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Taux d’activité élevé et faible taux de chômage: telle est la ligne d’horizon de l’Union patronale suisse. Laquelle se bat dès lors pour un marché du travail ouvert et flexible – partant pour le maintien de l’un des atouts maîtres dont dispose la Suisse. Il est essentiel, en effet, de conserver un marché du travail libéral fondé sur les règles de l’accord individuel comme sur le partenariat social. L’Etat ne doit intervenir dans le marché du travail par voie législative qu’en cas d’absolue nécessité. Et la politique de la formation, tout comme la politique sociale, doivent être, elles aussi, au service d’un marché du travail performant.
Les propositions des syndicats pour répondre à la hausse du taux d’absentéisme ne sont pas les bonnes.
Malgré les incertitudes économiques, les salaires suisses continuent d’évoluer de manière stable : en 2024, le salaire médian est passé à 7024 francs, les écarts salariaux entre les femmes et les hommes ont continué de diminuer et la structure salariale est restée remarquablement constante dans l’ensemble, signe de la robustesse et de la capacité d’adaptation du marché du travail suisse. C’est ce que montrent, entre autres, les derniers chiffres de l’Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) de 2024.
Le nouveau « Baromètre Conditions de travail » relève une augmentation des contraintes psychiques. Cependant, pour de nombreuses personnes, le stress ne vient pas uniquement du lieu de travail. Les employeurs adhèrent à l’objectif de mettre en place de bonnes conditions de travail et font déjà beaucoup d’efforts. Ils attirent toutefois l’attention sur les nombreuses initiatives déjà mises en œuvre par les employeurs ainsi que sur les multiples facteurs de stress sociétaux, et réclament des solutions pragmatiques et réalistes pour chaque branche plutôt que des durcissements généraux.
L’essoufflement conjoncturel actuel ne pèse pas lourd face au déclin démographique.
Le Conseil fédéral simplifie avec raison l’accès à l’emploi des réfugiés ukrainiens pour alléger la charge des entreprises.
L’Union patronale suisse soutient l’adoption de l’imposition individuelle. Moyen efficace pour mieux exploiter le potentiel de main-d’œuvre du pays, cette réforme représente une étape importante vers un système d’imposition plus moderne.
Dans sa prise de position sur la révision de la LEI, l’Union patronale suisse se félicite des simplifications ciblées: à l’avenir, les personnes à protéger seront soumises à une obligation de déclarer plutôt qu’à une obligation d’obtenir une autorisation, en particulier lors du début et de la fin d’une activité lucrative. En outre, les ressortissants de pays tiers formés en Suisse doivent pouvoir travailler plus facilement en Suisse sous certaines conditions.
Le Conseil fédéral a adopté les grands axes d’un mandat de négociation avec l’UE. L’Union patronale suisse se félicite des progrès réalisés dans le cadre des discussions exploratoires avec l’Union européenne. Des rapports garantis par voie contractuelle avec son principal partenaire commercial sont primordiaux pour la Suisse et son économie. Le Conseil fédéral est appelé à ouvrir des négociations à la fin de l’année au plus tard et à les conclure d’ici à l’été 2024.
Le dernier rapport de la Confédération sur les mesures d’accompagnement (FlaM) montre une augmentation des activités de contrôle. Il révèle une fois encore l’importance de ces mesures pour la protection des salaires et la préservation des conditions de travail en Suisse.
Les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique montrent que les employés ont pu profiter l’année dernière d’augmentations significatives des salaires nominaux et réels. Toutefois, un examen des différents secteurs révèle des différences considérables qui nécessitent une analyse plus approfondie.
Une nouvelle analyse de l’Union patronale suisse conclut à une probable hausse du pouvoir d’achat dans le cadre des négociations salariales de 2024. La situation conjoncturelle est pourtant fragile et les entreprises tendent à être moins optimistes concernant la marche des affaires. La baisse de l’inflation permet de détendre la situation.
Lors de la session d’automne, le Conseil national a adopté l’initiative parlementaire 16.484 et a ainsi ouvert la voie à une plus grande flexibilité au niveau du télétravail. À l’avenir, les employés doivent pouvoir organiser leur temps de travail plus librement, sans charge supplémentaire, mais avec une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie privée. Les employeurs saluent cette décision, mais critiquent les amendements excessifs du Code des obligations et attendent des corrections de la part du Conseil des États.
En cas d'urgence ou de nécessité opérationnelle, les supérieurs doivent pouvoir continuer à joindre leurs employés pendant leur temps libre. Le Conseil national s'est également prononcé en ce sens lors de la session d'hiver 2024: Il a clairement rejeté une motion qui demandait un «droit de ne pas être joignable en dehors des heures de travail».
Selon le nouveau «Baromètre Conditions de travail» de Travail.Suisse, le stress reste une préoccupation majeure pesant sur les personnes occupant un emploi. Comme le démontre une étude récemment publiée, la flexibilité des horaires de travail permet de réduire efficacement le niveau de stress. Une opportunité qu’il convient aujourd’hui de saisir.
Eliminer la violence et le harcèlement dans le monde du travail, tel est le noble objectif poursuivi par la Convention 190 de l’Organisation internationale du travail (OIT). Ce texte, qui a été adopté lors de la Conférence internationale du travail de 2019, vise à protéger les travailleurs contre ces deux…
La Convention n° 191 de l'OIT propose une mise à jour du cadre des principes et droits fondamentaux pour un environnement de travail sûr et sain. Le Conseil national a débattu aujourd'hui de cet objet et a décidé de le renvoyer au Conseil fédéral; l'affaire passe maintenant au Conseil des États.
Le 15 avril 2024, le Conseil national a adopté le projet de loi fédérale sur l’imposition du télétravail dans le contexte international. L’UPS salue cette décision. La nouvelle base légale permet de pérenniser le télétravail transfrontalier en renforçant la sécurité juridique.