Une nouvelle étude sonne l’alarme : faire peser la charge fiscale sur le seul travail rémunéré pourrait fragiliser l’attractivité de la Suisse et creuser les inégalités intergénérationnelles
Dans le débat sur des dépenses supplémentaires, se chiffrant en milliards, l’idée d’une hausse des cotisations salariales est de plus en plus souvent avancée comme solution de financement. Une nouvelle étude de BSS Volkswirtschaftliche Beratung en collaboration avec le professeur Marius Brülhart met en garde contre cette approche : les cotisations salariales pèsent unilatéralement sur le travail rémunéré, affaiblissent l’attractivité internationale et exacerbent les conflits de répartition entre les générations. Autre écueil pointé, des cotisations plus élevées risquent de décourager l’activité des femmes et des travailleurs plus âgés.