Les partisans de l’initiative de résiliation s’assoient sur les évidences

8 juin 2020 Nouvelles

Une étude à paraître prochainement réfute une fois de plus les principaux arguments des partisans de l'initiative de résiliation. En moyenne, ni l'emploi ni les salaires des nationaux ne diminueront à cause de l'immigration sur le marché du travail suisse.

Lors de la votation du 27 septembre sur l’initiative de résiliation, ce ne sont pas moins que les relations de la Suisse avec ses principaux partenaires commerciaux qui seront en jeu. Les initiants déclarent que les immigrants de l’UE/AELE travailleront pour des salaires inférieurs à ceux des autochtones et qu’ils les priveront de leurs emplois.

Mais cette affirmation est contraire à tous les faits démontrés. Par exemple, le rapport annuel de l’Observatoire publié par le Secrétariat d’Etat à l’économie SECO a confirmé à plusieurs reprises qu’il n’y a ni éviction systématique ni dumping salarial au détriment des travailleurs suisses.

Voilà aussi que, selon la NZZ une autre étude aux conclusions retentissantes est sur le point de sortir dans la célèbre « American Economic Review ». Elle révèle sur une base empirique que l’accroissement du nombre d’emplois dans l’économie suisse peut bel et bien absorber une immigration supplémentaire en provenance des pays de l’UE/AELE, sans réduire l’emploi ni les salaires des travailleurs locaux.

Ces nouvelles démonstrations privent les initiants de leurs principaux arguments. Leur façon de sous-estimer à la légère des réalités factuelles prouvées met en évidence la faible épaisseur de glace sur laquelle s’appuie leur campagne aventureuse, aux enjeux si risqués puisqu’elle met inutilement en danger la voie bilatérale.