Meilleure notation dans l’intégration professionnelle
Jamais autant de personnes atteintes dans leur santé n’auront été placées sur le marché du travail que l’année dernière. Les résultats atteints confirment le succès de l’intégration professionnelle. Toutefois, des mesures de contrainte risqueraient de compromettre l’engagement volontaire des acteurs qui a fait ses preuves.
| Barbara Zimmermann-Gerster
La Conférence des offices AI a atteint pour l’année 2017 un résultat record de 20’133 personnes atteintes dans leur santé pour lesquelles on a pu atteindre le but du maintien de l’emploi ou le retour à l’emploi. Le nombre des personnes qui ont pu maintenir leur emploi grâce à des mesures d’intégration a été de 10’976 et le nombre de celles qui ont pu retrouver un nouvel emploi dans la même entreprise a atteint 2’507. Celles qui ont pu trouver un poste dans une nouvelle entreprise a été de 5’931. Par ailleurs, 719 personnes ont pu accéder à un nouveau poste à la faveur d’une révision de leur rente.
Ces chiffres mettent en évidence le succès de la collaboration des acteurs engagés clans le réseau Compasso, dont la Conférence des offices AI, la suva, les assureurs privés, les organisations de handicapés et d’intégration ainsi que les employeurs. Depuis 2012, déjà plus de 114’000 personnes atteintes dans leur santé ont pu maintenir leur emploi ou trouver un nouvel emploi. Ces chiffres ne tiennent compte que des personnes enregistrées à l’AI. Mais le nombre de celles dont l’employabilité a pu être maintenue par des mesures ciblées telles que la gestion par cas des assureurs privés ou des employeurs, encore avant l’engagement de l’AI, devrait être sensiblement plus élevé. C’est pourquoi l’Union patronale suisse (UPS) se bat vigoureusement contre les mesures de contrainte telles que les prévoit le Conseil fédéral dans son Message relatif au développement continu de l’AI. De telles mesures compromettraient l’engagement volontaire des acteurs qui a fait ses preuves.
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.