Après le Conseil national, le Conseil des Etats a voté sans opposition un congé de prise en charge en faveur des enfants gravement malades et d’autres membres de la famille. L’Union patronale suisse prend acte de cette décision, soutenue par tous les partis, de poursuivre le développement de l’Etat-providence.
| Daniella Lützelschwab
Le Conseil des Etats a accepté, par 39 voix et une abstention, la loi fédérale sur l’amélioration de la conciliation entre activité professionnelle et prise en charge de proches (19.027). A la session d’automne, la grande chambre s’était déjà prononcée avant lui, par 129 voix contre 48 et sept abstentions, en faveur de l’extension de la réglementation des absences de courte durée du travail et pour un congé de prise en charge. L’Union patronale suisse (UPS) prend note de cette décision claire.
Avec les deux semaines de congé de paternité et le congé de prise en charge que vient de confirmer le Conseil des Etats, deux lois supplémentaires auront ainsi vu le jour dont le coût pèsera encore un peu plus sur le portemonnaie des travailleurs et des employeurs.
Pendant ce temps, une question pourtant essentielle reste en souffrance, celle du financement de la prévoyance vieillesse. Car pour préserver le niveau des rentes, un apport financier supplémentaire massif sera inévitable. Au cours de cette nouvelle législature, les parlementaires vont devoir réfléchir à la question de savoir jusqu’où l’on peut multiplier les exigences d’expansion de l’État-social sans faire déborder le vase.
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Daniella Lützelschwab
Responsable secteur Marché du travail et droit du travail (incl. Sécurité et Santé au Travail)
Les données publiées par l’Office fédéral de la statistique montrent que les écarts salariaux entre les femmes et les hommes ont encore diminué en 2024. Cette tendance à long terme indique que les profils des femmes et des hommes sur le marché du travail se rapprochent de plus en plus. Pour l’Union patronale suisse, il reste essentiel que le débat se fonde sur une interprétation objective des données.
Le Conseil fédéral ne voit pas la nécessité d’instaurer une obligation générale en matière d’assurance d’indemnités journalières en cas de maladie. Comme le montre un rapport publié récemment, une grande partie des entreprises dispose déjà d’une telle assurance. Les entreprises ne bénéficiant d’aucune couverture d’assurance sont rares. L’Union patronale suisse salue la position du Conseil fédéral. Il est toutefois important que les entreprises qui souhaitent souscrire une assurance d’indemnités journalières en cas de maladie se voient proposer une offre adaptée.
Les données officielles contredisent le discours des syndicats: les écarts de revenu restent stables et les rémunérations réelles ont retrouvé une trajectoire positive.
L’Union patronale suisse publie certains articles du rapport annuel récemment publié légèrement abrégés ou actualisés en tant que série d’été. Le partenariat social suisse privilégie des solutions concrètes à une surréglementation étatique. Sa force réside…