Réforme des PC: le Conseil national redresse le cap
Sur dossier de la réforme des prestations complémentaires, le Conseil national vient de donner un signal fort pour un meilleur ciblage des dépenses sur les personnes qui en ont réellement besoin. Il s’est également prononcé pour une extension modérée au titre des loyers maximums pris en compte. Tout espoir d’une réforme capable de réduire la menace d’une explosion des coûts des PC n’est donc pas perdu.
| Barbara Zimmermann-Gerster
Sur le dossier de la réforme des prestations complémentaires (PC), le Conseil national a apporté d’importantes retouches aux décisions du Conseil des Etats. D’abord, il veut introduire un seuil de fortune pour les bénéficiaires de PC, ce qui évitera que les personnes possédant des biens au-delà d’une certaine limite imposent aux autorités un surcroît de charges administratives et perçoivent inutilement des PC. Il a décidé ensuite d’abaisser les franchises sur la fortune par rapport aux montants décidés par le Conseil des Etats, soit aux niveaux qui avaient cours jusqu’en 2010. Les prestations iront ainsi de manière plus ciblée à ceux qui en ont vraiment besoin. L’Union patronale suisse (UPS) salue ces décisions de la grande Chambre.
La majorité du Conseil national s’est aussi prononcée pour une extension modérée des prestations au titre des montants maximums des loyers pris en charge. Les chances d’aboutir à une réforme capable de diminuer sensiblement la menace d’une explosion des coûts des PC en raison du vieillissement de la population restent donc intactes. Lors de l’élimination des divergences, le Conseil des Etats doit impérativement se rallier à la Chambre basse. Faute de quoi il n’y aura pas d’autres choix que de mettre une nouvelle réforme sur les rails.
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
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