Un point de plus pour le compromis des partenaires sociaux
Employeurs Banques, la Société suisse des entrepreneurs et Swiss Retail Federation ont présenté leur propre modèle de réforme de la prévoyance professionnelle. Cela montre surtout une chose : que le compromis des partenaires sociaux est la bonne solution.
| Roland A. Müller
Historiquement, les réformes de politique sociale ont toujours eu les plus grandes chances d’aboutir lorsqu’elles étaient portées par les partenaires sociaux, a rappelé Valentin Vogt, président de l’Union patronale suisse (UPS), dans une interview au quotidien «AargauerZeitung».Cela vaut également pour le compromis des partenaires sociaux sur la réforme de la LPP, élaboré conjointement par les trois organisations faîtières nationales UPS, Travail.Suisse et Union syndicale suisse.
Trois membres de l’UPS – Employeurs Banques, la Société suisse des entrepreneurs et Swiss Retail Federation – ont néanmoins défini leur propre formule. Celle-ci, tout comme les modèles de l’Usam et de l’Asip, reflète les intérêts de ces entités et sera donc moins largement soutenue.
En revanche, le Conseil fédéral a adopté et mis en consultation, sans le modifier, le compromis des partenaires sociaux. Contrairement au modèle des trois membres de l’UPS, ce compromis est le résultat de négociations longues et complexes avec les partenaires sociaux. Il est bien conçu et équilibré.
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