En 2022 encore, le taux d’intérêt minimal LPP restera élevé
Lors de sa séance, le Conseil fédéral a décidé de laisser le taux d’intérêt minimal de la prévoyance professionnelle à 1,0 pour cent pour 2022. Pour les caisses, dont les prestations sont proches du minimum obligatoire LPP, le corset restera donc très serré.
| Barbara Zimmermann-Gerster
En choisissant de maintenir le taux d’intérêt minimal LPP à 1,0 pour cent, le Conseil fédéral suit la recommandation formulée en été 2021 par la Commission LPP. Pour son avis, celle-ci doit tenir compte de divers critères précisés par la loi, tels que le rendement des placements usuels du marché, en particulier des obligations de la Confédération, ainsi que le rendement des actions, des obligations et de l’immobilier. Parmi les autres éléments déterminants figurent la situation financière des institutions de prévoyance, l’inflation ou le caractère supportable du taux d’intérêt minimal pour les caisses offrant le minimum LPP et les institutions collectives et communes. Le taux d’intérêt minimal est un paramètre important de la prévoyance professionnelle, puisqu’il détermine le taux de rémunération minimal devant être appliqué aux avoirs de vieillesse dans le régime obligatoire LPP.
Les employeurs, qui s’étaient déjà prononcés en faveur d’une réduction significative du taux minimal dans la perspective de cette décision, prennent acte du choix du Conseil fédéral de s’en tenir à la recommandation de la commission. L’UPS estime toutefois que l’évolution actuelle des marchés financiers reste un indicateur peu fiable pour déterminer ce taux d’intérêt, qui a désormais valeur de garantie pour l’ensemble de la prévoyance jusqu’à fin 2022. De plus, surtout pour les institutions de prévoyance pratiquant le minimum légal ou un régime proche, la pression ne cesse de croître de toute façon – notamment à cause de l’évolution démographique et de la prochaine vague de départs à la retraite de la génération du baby-boom.
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
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Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
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Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.