La commission sociale du Conseil national rejette clairement le revenu de base inconditionnel. Il en est de même de l’Union patronale suisse qui dit non à un exercice mental qui méprise le travail rémunéré et détruit notre système social adapté aux besoins. En outre, un tel modèle ne serait pas finançable.
| Barbara Zimmermann-Gerster
La commission sociale de la Chambre basse refuse l’initiative populaire «Pour un revenu de base inconditionnel». Cette initiative remet en question fondamentalement le système des assurances sociales et des finances fédérales et affaiblit la place économique suisse.
L’Union patronale suisse est, elle aussi, catégoriquement opposée à l’introduction d’un revenu de base inconditionnel qui créerait des incitations négatives à l’emploi – une famille de quatre personnes recevrait plus de 6000 francs par mois sans effectuer le moindre travail – et détruirait notre système social adapté aux besoins. De plus, il ne serait tout simplement pas finançable. Pour un revenu mensuel de 2500 francs par personne, la Confédération devrait percevoir 150 milliards de plus qu’aujourd’hui. De surcroît, un revenu de base inconditionnel créerait une immigration indésirable. Un non s’impose donc à cette coûteuse vue de l’esprit.
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.