Sur un total de plus de trente propositions concernant le chômage, le Conseil national n’en a adopté que quatre lors de sa séance extraordinaire sur ce thème. Cette retenue mérite d’être saluée, face à des discussions dans l’ensemble peu fructueuses.
| Roland A. Müller
Dans la séance extraordinaire du Conseil national relative au chômage, les parties en présence ont largement réaffirmé dans l’ensemble leurs positions et recettes en matière de lutte contre le chômage. Les débats dans l’ensemble peu productifs ont aussi été l’occasion de se préparer au débat qui a aussitôt suivi en vue de l’élimination des divergences avec le Conseil des Etats au sujet de la 4e révision de la LACI.
Fort heureusement, le Conseil s’est abstenu de donner suite à des propositions visant des interventions dans le marché du travail ou une extension de l’assurance dans les domaines de la formation initiale et continue. Il s’est contenté d’adopter une motion sur la formation continue dans le domaine des soins ainsi que deux postulats qui réclament respectivement la poursuite de l’encouragement de l’innovation et l’introduction d’allégements fiscaux pour les entreprises offrant des places d’apprentissage ou occupant des personnes en butte à des difficultés sur le marché du travail. L’Union patronale suisse est cependant opposée à de tels allégements, qu’elle juge contraires au système.
Le Conseil des Etats veut renforcer la priorité d'embauche aux chômeurs. Mais les nouvelles compétences des ORP et les sanctions envisagées menacent la liberté de recrutement des entreprises.
Lorsque nous discutons de la révision de la loi sur le matériel de guerre (LFMG), sur laquelle nous voterons le 29 novembre, ce sont le plus souvent les questions de politique de sécurité qui reviennent au centre des débats. Le…
Le Conseil des États a pris des décisions importantes relatives aux mesures de protection salariale dans le cadre du paquet d'accords Suisse-UE. Il suit ainsi, sur des points essentiels, la proposition du Conseil fédéral et renforce les solutions élaborées conjointement avec les partenaires sociaux en matière de protection salariale.
Avec deux propositions s’opposant au compromis conclu en décembre 2024 entre la Suisse et l’UE, la commission de l’économie du Conseil des Etats joue avec le feu.