Réforme de la prévoyance vieillesse: nouveaux rapports publiés
L’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) a fait analyser plusieurs problématiques qui pourraient revêtir une importance particulière dans le cadre d’une réforme de la prévoyance vieillesse. Les quatre rapports correspondants sont dédiés aux mécanismes de pilotage, aux effets de la génération du baby-boom et aux facteurs des différences d’espérance de vie en Suisse.
| Barbara Zimmermann-Gerster
Deux des rapports analysent les possibilités et les effets des mécanismes de pilotage et élaborent des modèles concrets potentiels: selon l’OFAS l’étude «Steuerungsmechanismen in der AHV» des universités de Lucerne et de Fribourg-en-Brisgau (D) et l’étude «Towards Financial Sustainability Of Pension Systems / The Role Of Automatic-Adjustment Mechanisms in OECD and EU Countries» de la section Politiques et données sociales de l’OCDE offrent une vue d’ensemble à la fois globale et informée, des possibilités existantes dans le cadre des réformes en cours.
L’étude «Babyboom-Generation und AHV 2010-2060» du BAK Basel Economics AG s’intéresse aux effets de le décalage dans la structure de la population dû au fait que les années à forte natalité de l’après-guerre arrivent à l’âge de la retraite, de l’allongement de l’espérance de vie, du solde migratoire et de la productivité sur le résultat de répartition de l’AVS jusqu’en 2060.
L’étude «Mortalité différentielle en Suisse» de l’Université de Genève examine les liens entre les risques de décès et plusieurs facteurs possibles tels que la nationalité, le niveau de formation, le revenu, le secteur économique ou encore l’état civil, et s’interroge sur la façon dont ces facteurs peuvent être pris en compte dans l’ajustement du système de retraite.
Les rapports sont disponibles sur le site web de l’OFAS.
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.