Le frein à l’endettement dans l’AVS, un outil indispensable
Les partis PDC, PBD, UDC, Vert’Libéraux et PLR soutiennent une mise en œuvre rapide des réformes de l’AVS et de la LPP. Comme l’écrit l’alliance des cinq partis dans un communiqué de presse, un frein à l’endettement est indispensable à court terme pour éviter de creuser un endettement abyssal dans l’AVS. L’Union patronale suisse s’est elle aussi prononcée en faveur d’une telle règle de stabilisation.
| Barbara Zimmermann-Gerster
L’alliance du PDC, du PBD, de l’UDC, des Verts’Libéraux et du PLR salue la volonté affichée par le Conseil fédéral de s’attaquer à une réforme globale des assurances sociales. Mais le rythme des mises en œuvre prévu par le gouvernement n’est pas opportun, comme le constate le communiqué de presse des partis. Un frein à l’endettement représente une solution à court terme indispensable pour interrompre la spirale déficitaire qui menace l’assurance vieillesse et survivants si la grande réforme échoue.
Dans la perspective des partis, au moins deux réformes doivent être mises en œuvre rapidement en ce qui concerne l’AVS: outre la mise en œuvre d’un mécanisme de frein à l’endettement, ils exigent la fixation de l’âge de référence de la retraite pour les femmes et les hommes à 65 ans. Les représentants des partis PBD, PLR, PDC, Vert’Libéraux et UDC estiment qu’il faut utiliser la marge de manœuvre qui existe encore actuellement pour prévenir les hypothétiques dettes du futur.
La règle de stabilisation s’impose
L’Union patronale suisse (UPS) se réjouit de ce que les cinq partis soutiennent la règle de stabilisation, soit un mécanisme d’intervention et exigent que des mesures soient prises avant 2019. A l’occasion de sa conférence de presse du 5 novembre, l’UPS s’est déjà exprimée sur la suite de la procédure de révision de la prévoyance-vieillesse et a demandé l’élaboration d’un plan d’action sur la réforme de la prévoyance-vieillesse.
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.