Chômage en hausse dans tous les cantons romands

9 janvier 2012 Nouvelles

Le taux de chômage en Suisse a poursuivi sa hausse au mois de décembre, se fixant à 3,3% après avoir affiché 3,1% le mois précédent. Au total, 130 662 personnes étaient inscrites dans un office régional de placement à la fin décembre, soit 9553 de plus qu’en novembre.

Le taux de chômage a augmenté dans tous les cantons romands en décembre. C’est en Valais que la hausse s’est le plus ressentie avec un bond de 1,4 point de pourcentage à 5,3%. Vaud (5,3%), Fribourg (2,9%), Neuchâtel (4,8%) et Jura (3,4%) affichent tous un taux de chômage en progression de 0,3 point au mois de décembre 2011. C’est à Genève que le taux de chômage a le moins progressé, à 5,7%, soit +0,1 point.

Réductions de l’horaire de travail décomptées
En octobre 2011, les réductions de l’horaire de travail (chômage partiel) ont touché 5112 personnes, soit 1131 de plus (+28,4%) que le mois précédent. Le nombre des entreprises ayant eu recours à de telles mesures a augmenté de 66 unités (+16,8%), passant à 459, celui des heures de travail perdues de 66 280 unités (+34,4%), pour s’établir à 259 203 heures. L’année précédente à la même époque (octobre 2010), le chômage partiel avait sévi dans 1054 entreprises, touchant 8144 personnes et entraînant la perte de 444 167 heures de travail.

Le chômage des jeunes a augmenté de 4,3% à 18 858, un chiffre cependant inférieur à décembre 2010, a indiqué le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) dans sa statistique mensuelle.

« Recul marquant »
Le taux de chômage moyen sur l’année 2011 atteint quant à lui 3,1%. Cela constitue un « recul marquant » par rapport à 2010 où il était de 3,9%, indique le SECO. Le chiffre de l’année écoulée figure ainsi parmi les trois meilleurs résultats des neuf dernières années.

« Il est réjouissant de constater que le marché suisse du travail s’est bien maintenu pendant la plus grande partie de l’année, malgré le ralentissement économique et la force du franc », estime le SECO. Entre janvier et juillet, le nombre de chômeurs a reculé de près de 40 000 personnes, passant de 148 784 à 109 200. Le 2e semestre a toutefois vu une recrudescence de plus de 20 000 chômeurs.