Mesure coercitive inutile contre la discrimination salariale

22 octobre 2014,  Nouvelles

Le Conseil fédéral veut obliger légalement les employeurs à procéder régulièrement à une analyse salariale et à en faire contrôler l’exécution par des tiers. Pour l’Union patronale suisse une telle contrainte est inutile et correspond à un acte de défiance à l’égard de l’économie.

Le Gouvernement veut obliger les employeurs occupant au moins 50 personnes à soumettre leurs salaires et analyses salariales aux contrôles de tiers. Il s’agit-là d’une atteinte à la liberté d’entreprendre, raison pour laquelle l’Union patronale suisse s’oppose à ce projet. Elle estime au contraire que des mesures coercitives ne sont pas nécessaires pour lutter contre les discriminations salariales. Jusqu’ici, les entreprises ont toujours effectué des analyses de salaires. Aujourd’hui encore, malheureusement, tous leurs instruments d’analyses ne sont pas reconnus par la Confédération et les cantons.

Cette annonce du Conseil fédéral apparaît comme un acte de défiance à l’égard de l’économie. Par ailleurs, il est plutôt déroutant de voir le Gouvernement prendre d’avance position sur une question fondamentale débattue à la suite d’une motion déposée au Parlement.