Le programme d’allègement vise à compenser de manière proactive les déficits budgétaires fédéraux qui se profilent. Pour ce faire, il convient d’agir à différents niveaux et de réaliser des économies afin de maintenir la stabilité du budget fédéral. L’Union patronale suisse (UPS) a également été invitée à donner son avis sur les grandes lignes du programme d’allègement 27. L’UPS a jugé la direction prise fondamentalement bonne, mais a suggéré des améliorations. Lors de sa séance, le Conseil fédéral (CF) a communiqué des adaptations aux grandes lignes du programme d’allègement 27.
Pas de coupes supplémentaires dans la formation professionnelle
Les montants forfaitaires alloués à la formation professionnelle et les contributions à la formation professionnelle supérieure ne seront pas réduits par rapport au message FRI 2025-2028. La Confédération continuera ainsi à participer à hauteur d’un peu plus que les 25 pour cent des dépenses publiques consacrées à la formation professionnelle prévus par la loi. L’UPS suivra de près les éventuelles répercussions de la loi sur les subventions sur l’encouragement de projets, et donc sur les processus critiques de la formation professionnelle, et interviendra si nécessaire. L’UPS s’engage en particulier pour un financement adéquat des processus de développement professionnel et pour une exception pour l’encouragement de projets en situation de crise.
Plus de séparation entre le budget fédéral et l’AVS
En outre, le nouveau train de mesures d’allègement budgétaire ne prévoit plus la dissociation du budget fédéral et de l’AVS. Les employeurs saluent l’idée qui sous-tend cette décision, à savoir qu’il ne faut pas alourdir davantage un débat déjà difficile. Il reste toutefois clair que la stabilisation du système suisse de prévoyance vieillesse nécessite des mesures structurelles telles qu’un relèvement de l’âge de référence ou des réformes ayant un effet similaire.
Attaque incompréhensible contre l’épargne individuelle
Les projets d’imposition des 2e et 3e piliers ne sont que prétendument édulcorés dans la proposition présentée hier par le CF. La mesure prévue reste une attaque frontale contre l’épargne individuelle et, partant, contre le principe des trois piliers. Elle est difficilement compréhensible. La motivation à mettre de l’argent de côté pour sa retraite et à améliorer ainsi sa pension s’en trouve réduite. Les incitations à la prévoyance individuelle doivent rester au moins aussi attractives et être renforcées. Il faut clairement rejeter toute détérioration des incitations à l’épargne dans le deuxième et troisième pilier.