Formation continue: l’intégration au marché du travail est importante
En Suisse, la demande de formation continue est élevée. Le taux de participation n’est toutefois pas aussi élevé dans tous les groupes de population. Il varie fortement en fonction de l’intégration au marché du travail et du niveau de formation, par exemple. Ce sont là quelques-uns des premiers résultats du Microrecensement formation de base et formation continue 2011 réalisé par l’Office fédéral de la statistique (OFS).
| Nicole Meier
Les données les plus récentes sur la formation continue en Suisse proviennent du Microrecensement formation de base et formation continue 2011. Il en ressort que 80% pour cent de la population résidante permanente a participé à au moins une activité de formation continue au cours des douze mois précédant l’enquête.
L’intégration au marché du travail et le niveau de formation influent positivement sur la participation à la formation continue. Alors que le taux de participation atteint 70% pour les personnes actives occupées, il est de 57% chez les personnes au chômage et de 35% chez les personnes non actives.
Les résultats montrent par ailleurs que la probabilité qu’une personne prenne part à des activités de formation continue augmente avec son niveau de formation. 80% des titulaires d’un diplôme du degré tertiaire ont participé à des activités du genre, contre seulement 32% des personnes sans formation postobligatoire.
L’essor de l’intelligence artificielle impose d’adapter les compétences des salariés, mais pas de centraliser la formation continue. Entreprises et branches seraient mieux placées pour suivre des besoins.
Le Conseil des États privilégie une approche pragmatique en matière d'allègement de la charge des entreprises formatrices ainsi que de formation continue et de reconversion professionnelle. Il renonce à mettre en place prématurément de nouveaux instruments de soutien et des structures étatiques supplémentaires. L'Union patronale suisse salue cette orientation.
Une enquête menée auprès de 2900 entreprises formatrices a relevé d’importantes lacunes chez les apprentis. Un résultat alarmant, qui pourrait pousser les sociétés à former moins d’apprenants.
Les compétences des jeunes en lecture et en mathématiques continuent de baisser. C’est ce que confirment les résultats du rapport PISA 2025 publiés aujourd’hui, ce qui corrobore les constatations des entreprises formatrices, comme l’a montré une enquête récemment publiée par les associations professionnelles. Pour l’Union patronale suisse, une chose est claire : les compétences de base des jeunes doivent à nouveau occuper une place centrale, car elles constituent le fondement de la réussite scolaire, de la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et de la compétitivité de la Suisse.