Enfin un peu de répit sur le marché du travail, entend-on dire. Le nombre de postes vacants diminue et les entreprises trouvent à nouveau plus facilement du personnel. Les chiffres de l’OFS montrent effectivement une baisse par rapport aux…
Du point de vue de l’Union patronale suisse, le présent paquet de négociations de l’UE constitue un compromis équilibré. Il apporte de la clarté juridique et de la prévisibilité pour les entreprises, des perspectives sûres pour les employés et une gestion de l’immigration axée sur le marché du travail, qui complète le potentiel national sans le supplanter. L’Union patronale suisse se prononce donc en faveur du présent paquet de négociations. En revanche, les employeurs refusent de renforcer la protection contre les licenciements.
L'Union patronale suisse salue les mesures décidées aujourd'hui par le Conseil fédéral pour promouvoir l'activité lucrative des personnes bénéficiant du statut de protection S. La transformation de l'ancienne obligation d'autorisation en une simple obligation de déclaration réduit les obstacles administratifs pour les employeurs.
Alors que les incertitudes géopolitiques et les tendances protectionnistes limitent la marge de manœuvre extérieure, la bureaucratie nationale, la hausse des coûts et le blocage de la politique sociale affaiblissent la compétitivité. La Suisse n’a que peu ou pas d’influence sur de nombreux aspects du paysage international, mais en Suisse, c’est à nous de mettre enfin en œuvre les réformes nécessaires et de renforcer la place économique.
L’Union patronale suisse soutient l’adoption de l’imposition individuelle. Moyen efficace pour mieux exploiter le potentiel de main-d’œuvre du pays, cette réforme représente une étape importante vers un système d’imposition plus moderne.
Épargner pour la retraite de manière individuelle augmente les chances de passer une troisième tranche de vie sans souci, tout en soulageant la collectivité. Selon la Constitution fédérale, cette épargne doit être expressément encouragée par la Confédération. Il est donc d’autant plus incompréhensible que, dans le cadre du programme d’allègement budgétaire 27, les retraits en capital des 2e et 3e piliers soient imposés à un taux plus élevé. Les personnes qui épargnent pour leurs vieux jours doivent être récompensées, et non punies. C’est sur les dépenses qu’il faut se concentrer dans le programme d’allègement 27.
L’économie suisse résiste pour l’instant aux surtaxes américaines, mais à Berne se profile une forte hausse des dépenses sociales. Entre 13e rente AVS, congé parental prolongé ou allocations familiales accrues, plusieurs réformes en discussion pourraient alourdir de plusieurs milliards la charge des entreprises et des salariés.
Les employeurs saluent le fait que le Conseil des États se prononce en faveur d’une motion qui demande la création d’une base légale pour le remboursement de la dette de l’AI envers l’AVS. Pour eux, l’assainissement de l’AI doit se faire au niveau des dépenses. Cela implique également de clarifier de manière transparente les flux financiers dans l’AI et de les modifier le cas échéant.
Le Conseil national décide de plafonner les rentes AVS pour les couples tout en supprimant les privilèges des couples mariés dans le domaine des rentes de survivants. La proposition mérite d’être soutenue, car elle adapte le système à la réalité sociale et maintient l’équilibre en combinant l’augmentation des retraites pour les conjoints avec la réduction des privilèges actuels.
Lors de la session d’automne, le Conseil national a adopté l’initiative parlementaire 16.484 et a ainsi ouvert la voie à une plus grande flexibilité au niveau du télétravail. À l’avenir, les employés doivent pouvoir organiser leur temps de travail plus librement, sans charge supplémentaire, mais avec une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie privée. Les employeurs saluent cette décision, mais critiquent les amendements excessifs du Code des obligations et attendent des corrections de la part du Conseil des États.
Le Conseil fédéral a adopté le message concernant le programme d’allègement budgétaire 2027. L’Union patronale suisse soutient cette orientation en mettant l’accent sur la réduction des dépenses afin de respecter le frein à l’endettement. En revanche, elle demeure extrêmement critique quant à l’augmentation prévue de l’imposition des retraits de capitaux dans la prévoyance ainsi que concernant les coupes budgétaires dans la formation professionnelle et continue, qui pourraient entraîner un effet boomerang.
Lors des SwissSkills 2025 à Berne, environ 1 100 jeunes talents professionnels démontreront leur savoir-faire dans 150 disciplines. Les meilleurs professionnels seront récompensés à la fin. En outre, les visiteurs pourront découvrir et essayer eux-mêmes les différents métiers.
Les employeurs saluent une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale et, par conséquent, une meilleure utilisation du potentiel de main-d'œuvre. Ils rejettent l'initiative sur les crèches et demandent une simplification supplémentaire des idées contenues dans la contre-proposition indirecte ainsi qu'une amélioration de la structure d'incitation prévue.
Un postulat demande la mise en place d'un groupe d'experts indépendants pour la réforme de l'AVS 2030. L'objectif est d'examiner différentes approches pour le premier pilier. L'Union patronale suisse salue cette initiative. Le Conseil des États s'est également prononcé en sa faveur aujourd'hui.
Le Conseil national a nettement amélioré le financement de la 13e rente AVS par rapport au Conseil des États: pas d'augmentation des cotisations salariales, pas de financement anticipé de l'initiative sur le plafonnement des rentes de conjoint et limitation dans le temps de l'augmentation de la TVA. Le Conseil national manque toutefois l'occasion de mettre en place un financement stable à long terme grâce à la mesure structurelle d'un frein à l'endettement de l'AVS. La réforme de l'AVS 2030 devra impérativement inclure des mesures structurelles. C'est la seule solution durable et équitable pour la population active et les générations futures.
Le Conseil fédéral s’est laissé bercer de l’illusion que l’AI était en mesure de stabiliser ses finances et de réduire la dette de celle-ci de manière autonome.
Lors de la première journée de la session d'automne 2025, le Conseil des États s'est prononcé en faveur du train de mesures visant à renforcer la formation professionnelle supérieure, conformément à la proposition du Conseil fédéral. Il s'agit là d'une étape importante vers le renforcement général de la formation professionnelle. L'Union patronale suisse salue ce vote clair en faveur de la solution élaborée dans le cadre du partenariat.
Une nouvelle étude réalisée par la Haute école spécialisée de la Suisse du Nord-Ouest pour le compte de l'Office fédéral des assurances sociales montre que l'échange d'informations et la coopération entre les acteurs sont déterminants pour l'intégration professionnelle des personnes souffrant de problèmes de santé, et non des quotas rigides.
La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) assume ses responsabilités envers l'AVS et rejette clairement les plans d'extension prématurés du Conseil des États. Elle s'oppose à une augmentation des cotisations salariales, qui imposerait une charge inutile aux employés et aux entreprises en cette période de tension économique. Elle rejette également l'acceptation précipitée de l'initiative sur le plafonnement des prestations pour les couples mariés, qui exercerait une pression financière supplémentaire considérable sur l'AVS.
Le taux d'intérêt minimal LPP devrait être maintenu à 1,25 pour cent l'année prochaine. C'est ce que recommande la Commission fédérale de la prévoyance professionnelle au Conseil fédéral. L'Union patronale suisse soutient cette proposition dans la situation actuelle.
Une pétition lancée par les syndicats réclame huit semaines de vacances pour les apprentis. Du point de vue des employeurs, une augmentation substantielle du nombre de semaines de vacances imposée par l'État ne répond pas aux besoins diversifiés des apprentis, mais met plutôt les entreprises sous pression inutilement. De plus, cette action à motivation politique nuit aux efforts actuellement déployés dans le cadre du partenariat pour mener des discussions constructives sur l'attractivité de la formation professionnelle.
L'Office fédéral des assurances sociales a publié aujourd'hui les nouvelles perspectives financières de l'AVS. Celles-ci montrent que le 1er pilier affichera un déficit de répartition dès 2026, soit l'année où la 13e rente AVS sera versée pour la première fois. Il est donc urgent de trouver une solution de financement. La solution la plus solidaire consiste à augmenter la taxe sur la valeur ajoutée. À long terme, toutefois, des mesures structurelles sont indispensables.
La Commission de la science, de l'éducation et de la culture (CSEC-E) du Conseil des États s'est prononcée à une large majorité en faveur du paquet de mesures soutenu par les partenaires de la formation professionnelle supérieure. Du point de vue de l'Union patronale suisse et de l'Union suisse des arts et métiers, il s'agit d'une décision historique qui permettra de renforcer la reconnaissance sociale de la formation professionnelle.
Les nouveaux droits de douane américains sur les exportations suisses changent la donne pour les négociations salariales de 2026: ils frappent durement le principal marché de l’industrie et mettent en péril des emplois en Suisse. Aujourd’hui, l’enjeu est clair: préserver la stabilité par des augmentations de salaires modérées, sécuriser les emplois et renforcer la place économique suisse.
Les droits de douane imposés par les États-Unis sur les biens d’exportation suisses représentent un défi pour le marché du travail national. En ces temps tumultueux, l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT) est un instrument éprouvé pour préserver les emplois et éviter les licenciements motivés par la conjoncture. L’Union patronale suisse s’engage en faveur d’une nouvelle prolongation de la durée maximale d’indemnisation en cas de RHT.
Pour que l’économie suisse puisse couvrir ses besoins en main-d’œuvre qualifiée en 2026 également, les employeurs exigent des contingents inchangés en provenance d’états tiers pour l’année prochaine. La sécurité de planification et la flexibilité ainsi garanties restent essentielles pour la place économique suisse. En ce qui concerne les contingents britanniques, les employeurs demandent le maintien de la pratique actuelle.
À première vue, la revendication de huit semaines de vacances pour tous les apprentis semble séduisante. Mais en y regardant de plus près, on se rend vite compte que l'allongement des vacances ne résoudrait guère les problèmes et en créerait même de nouveaux : une pression accrue sur les apprentis, les formateurs et les entreprises formatrices dans leur ensemble.
Contraindre toutes les entreprises du pays à offrir huit semaines de congés payés, comme le demande l’USS, risque de dissuader nombre d’entre elles à former des apprentis.
Le 21e rapport de l’Observatoire sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l’UE le confirme: malgré le stress lié à la densité et la pression sur le marché du logement, l’immigration a un effet globalement positif. En effet, elle renforce l’emploi, stabilise les institutions sociales, amortit le vieillissement et crée de la richesse.
Le Conseil fédéral introduit l’obligation pour les personnes faisant partie du regroupement familial de s’inscrire auprès d’un service d’orientation professionnelle afin de favoriser leur intégration de manière ciblée. L’Union patronale suisse salue cette mesure, car elle contribue à une meilleure valorisation du potentiel de main-d’œuvre.
L’Europe vieillit – et presque partout, le monde politique réagit en repoussant l’âge de la retraite. Une petite minorité de pays hésitent encore, dont la Suisse. Un regard sobre sur les chiffres montre cependant que notre marché du travail peut bien intégrer les seniors et qu’ils sont de plus en plus demandés. Si l’on veut préserver l’État-providence et la prospérité, il faudra tôt ou tard repousser l’âge de la retraite.
Lors de sa séance d'hier, le Conseil fédéral a adapté les paramètres fondamentaux du programme d'allègement 27. Cette décision fait suite aux résultats de la consultation. L'attaque portée contre l'épargne individuelle est particulièrement néfaste.
La manifestation annuelle de l'Union patronale suisse était placée sous le signe des relations entre la Suisse et l'UE et, par conséquent, des accords bilatéraux III. Le conseiller fédéral Ignazio Cassis, présent à l'événement, a prononcé un message sur ce thème. L'événement à Berne a été complété par une table ronde avec les invités Magdalena Martullo-Blocher, conseillère nationale, Eric Nussbaumer, conseiller national, Prof. Dr Astrid Epiney, professeure de droit européen, et Prof. Dr Andreas Glaser.
Le Conseil fédéral entame une nouvelle révision de l’AI, une étape que les employeurs saluent sur le principe. Pour que l’assurance-invalidité retrouve sa stabilité, il faut des mesures durables plutôt que des prélèvements salariaux supplémentaires.
Plusieurs cantons demandent l'introduction d'un congé parental au niveau national. Pour l'Union patronale suisse, il est clair qu'il s'agit là d'une réflexion à court terme. À long terme, c'est une meilleure conciliation entre vie familiale et vie professionnelle qui permettra de soulager les jeunes parents. Le Conseil national s'est également prononcé contre deux de ces initiatives cantonales lors de la session d'été.
Le Conseil national maintient sa position selon laquelle les salaires minimaux négociés par les partenaires sociaux doivent prévaloir sur les salaires minimaux cantonaux. Il a approuvé une modification législative en ce sens (24.096). Les employeurs saluent la décision du Conseil national qui privilégie le partenariat social au diktat salarial étatique, qui ne tient compte ni des spécificités locales ni des spécificités sectorielles.
L’Union patronale suisse et l’Union suisse des arts et métiers ont pu se prononcer sur le projet «Attrait de la formation professionnelle» dans le cadre d’une consultation. Pour les associations professionnelles, une chose est claire: il faut renforcer le rôle de la formation professionnelle dans la société. En outre, l’enseignement et la formation professionnels doivent à nouveau être moins motivés par des raisons politiques et être davantage axés sur des données objectives et spécifiques à chaque secteur. Ce n’est qu’ainsi que le modèle de réussite suisse continuera d’être soutenu par l’économie à l’avenir et que les jeunes pourront s’insérer parfaitement sur le marché du travail.
Une étude publiée aujourd'hui par Workmed montre que les apprentis sont satisfaits de leur apprentissage et de leur entreprise formatrice. Ainsi, environ 90pour cent d'entre eux se disent fiers de leur apprentissage et estiment que leurs formateurs les prennent au sérieux, sont dignes de confiance et s'engagent pour eux. L'enquête menée auprès de près de 45 000 apprentis dans toute la Suisse aborde des questions relatives à la santé mentale des apprentis et fournit des informations intéressantes sur la situation des jeunes en formation.