La prospérité de la Suisse dépend en grande partie du pourvoi de postes hautement qualifiés. La pénurie persistante de main-d’œuvre qualifiée au niveau national et les difficultés croissantes de recrutement dans l’espace UE/AELE exigent que les spécialistes dont on a un besoin urgent puissent également être recrutés en dehors de l’Europe.
Chaque année, le Conseil fédéral détermine par le biais de contingents le nombre de travailleurs hautement qualifiés que l’économie suisse peut recruter l’année suivante dans des pays non membres de l’UE/AELE et en Grande-Bretagne. Dans le cadre de la procédure de consultation, l’Union patronale suisse (UPS) a également présenté ses estimations pour l’année 2026. Les futurs contingents doivent rester à un niveau suffisamment élevé pour atténuer les pics de demande et garantir la sécurité de planification des entreprises. Du point de vue des employeurs, les besoins de l’économie en main-d’œuvre qualifiée provenant de pays tiers ne diminueront pas non plus en 2026. On peut s’attendre à ce qu’ils restent au moins aussi élevés qu’en 2025. L’UPS propose donc au Conseil fédéral de maintenir inchangé le niveau du contingent de 2025 et de maintenir ainsi les chiffres de l’année précédente pour 2026:
- pour les états tiers: contingent de 8500 (autorisations de séjour et autorisations de courte durée)
- pour les personnes actives du Royaume-Uni (RU): contingent de 3500
- pour les prestataires de services de l’UE/AELE: contingent de 3500
Les employeurs mettent fermement en garde contre une réduction des contingents. Cela mettrait en péril des projets à forte valeur ajoutée, et donc des emplois en Suisse. À l’inverse, un contingentement flexible et adapté aux besoins renforce la place industrielle et le pôle de recherche qu’est la Suisse.
Les contingents existants offrent à l’économie la marge de manœuvre et la flexibilité qu’elle requiert. En outre, l’UPS demande que les procédures d’autorisation gagnent en efficacité et soient plus favorables à l’économie. En effet, les obstacles élevés aux conditions d’admission sont l’une des raisons pour lesquelles les contingents existants ne sont pas épuisés.
En ce qui concerne la question de l’aménagement futur des contingents britanniques, l’UPS souhaite toujours leur maintien selon un traitement distinct à hauteur de 3500 unités. Si cette demande devait ne pas être satisfaite, l’UPS se prononcerait en faveur de l’intégration des contingents distincts du RU à un contingent global de 10 000 personnes. Du point de vue des employeurs, cette variante garantit la plus grande flexibilité et sécurité de planification possible.