La réinsertion professionnelle actuelle est dans la bonne voie

8 juin 2017,  Nouvelles

Les employeurs sont de plus en plus nombreux à reconnaître l’importance d’une intervention précoce lorsque des collaborateurs sont limités dans leur activité pour des raisons de santé ou risquent de le devenir. Actuellement, 68 organisations et entreprises membres de Compasso employant plus de 350’000 personnes s’engagent librement sous le patronage de l’Union patronale suisse en faveur de la réinsertion professionnelle.

L’intérêt accru pour les services rendus par l’association Compasso, qui soutient les employeurs dans la réinsertion professionnelle des personnes atteintes dans leur santé au moyen d’instruments et de procédures axés sur la pratique, le montre: les employeurs sont de plus en plus sensibilisés à ce thème et agissent sur une base volontaire. Outre un nombre croissant d’entreprises, parmi lesquelles d’importants membres individuels de l’Union patronale suisse comme BLS, La Poste, les CFF et Swisscom, de plus en plus d’associations de branches s’engagent aussi auprès de Compasso: AM Suisse, l’Association patronale d’entreprises bâloises de la pharmacie, de la chimie et des services, l’Association patronale des banques en Suisse, l’Association suisse des fabricants de liants, CURAVIVA Suisse, EXPERTsuisse, GastroSuisse, la Société suisse des Entrepreneurs, l’Association suisse d’assurance (ASA) en tant que sponsor principal, Swissmem, swissstaffing, l’Union Suisse des Installateurs-Electriciens ainsi que l’Union des associations industrielles du canton de Zurich.

Après avoir en 2016 centré ses efforts sur des processus de réinsertion proches de la pratique, Compasso vise avant tout, en 2017, à améliorer la collaboration des acteurs impliqués dans la réinsertion professionnelle, ainsi qu’elle l’a annoncé lors de son assemblée des membres. Les employeurs et les médecins développement conjointement un certificat médical unique et les descriptions de postes correspondantes. Il s’agit aussi d’optimiser à l’aide d’un accord type la coopération entre employeurs, assureurs d’indemnités journalières et caisses de pension dans la phase d’intervention précoce.

L’engagement volontaire et la collaboration toujours plus efficace entre toutes les parties prenantes permettent année après année à près de 20’000 personnes atteintes dans leur santé de conserver leur emploi ou d’en trouver un nouveau. Dès lors, on comprend mal pourquoi le Conseil fédéral, dans son projet relatif au développement continu de l’AI, entend imposer aux employeurs des obligations légales. Ce faisant, il ne fait que mettre en danger les procédures efficaces et bien établies qui ont été mises en place jusqu’ici au service de l’intégration professionnelle.