La durée maximale de 24 mois pour le versement de l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail devrait être maintenue
Le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) prévoit de demander au Conseil fédéral de maintenir à 24 mois la durée maximale de l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail. Les employeurs se félicitent de cette démarche, compte tenu de la situation économique toujours difficile.
| Daniella Lützelschwab
Depuis la révision urgente de la loi sur l’assurance-chômage en septembre 2025, le Conseil fédéral est autorisé à fixer la durée maximale de perception de l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT) à 24 mois au plus. Cette valeur maximale autorisée par la loi est en vigueur depuis le 8 octobre 2025 et est actuellement limitée au 31 juillet 2026.
Comme l’indique le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) dans un communiqué, les travaux préparatoires en vue d’une éventuelle prolongation de cette durée maximale temporaire de perception sont en cours. Si la situation économique ne laisse pas présager d’amélioration d’ici là, le DEFR demandera au Conseil fédéral avant l’été 2026 de maintenir la durée actuelle maximale de perception de l’indemnité en cas de RHT au-delà du 1er août 2026.
Du point de vue de l’Union patronale suisse (UPS), la RHT est un instrument éprouvé de stabilisation du marché du travail. Il permet aux entreprises d’amortir les fluctuations économiques temporaires et de préserver l’emploi. Une clarification en temps utile des conditions-cadres offre une sécurité en termes de planification pour les entreprises et leurs collaboratrices et collaborateurs. C’est pourquoi l’UPS soutient la procédure annoncée par le DEFR.
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Daniella Lützelschwab
Responsable secteur Marché du travail et droit du travail (incl. Sécurité et Santé au Travail)
Depuis l’introduction de l’obligation d’annoncer les postes vacants, les postes vacants dans les professions dont le taux de chômage est supérieur à 5 pour cent doivent être déclarés aux offices régionaux de placement (ORP). Les demandeurs d’emploi inscrits auprès d’un…
Les jeunes femmes ont largement rattrapé leur retard sur le marché du travail suisse et dépassé les hommes dans la formation tertiaire. Une nouvelle étude montre à quel point la participation au marché du travail, le temps de travail et les revenus s’harmonisent nettement entre les femmes et les hommes. Cette évolution réjouissante mérite notre attention. Elle confirme à nouveau que le débat sur l’égalité salariale doit être différencié et se baser sur des faits.
Les données publiées par l’Office fédéral de la statistique montrent que les écarts salariaux entre les femmes et les hommes ont encore diminué en 2024. Cette tendance à long terme indique que les profils des femmes et des hommes sur le marché du travail se rapprochent de plus en plus. Pour l’Union patronale suisse, il reste essentiel que le débat se fonde sur une interprétation objective des données.
Le Conseil fédéral ne voit pas la nécessité d’instaurer une obligation générale en matière d’assurance d’indemnités journalières en cas de maladie. Comme le montre un rapport publié récemment, une grande partie des entreprises dispose déjà d’une telle assurance. Les entreprises ne bénéficiant d’aucune couverture d’assurance sont rares. L’Union patronale suisse salue la position du Conseil fédéral. Il est toutefois important que les entreprises qui souhaitent souscrire une assurance d’indemnités journalières en cas de maladie se voient proposer une offre adaptée.