Marché du travail Questions salariales

Les profils des femmes et des hommes se rapprochent

Les données publiées par l’Office fédéral de la statistique montrent que les écarts salariaux entre les femmes et les hommes ont encore diminué en 2024. Cette tendance à long terme indique que les profils des femmes et des hommes sur le marché du travail se rapprochent de plus en plus. Pour l’Union patronale suisse, il reste essentiel que le débat se fonde sur une interprétation objective des données.

La dernière analyse de l’Office fédéral de la statistique (OFS) révèle que l’écart salarial entre les femmes et les hommes a encore diminué en 2024. Dans l’économie dans son ensemble, la différence est passée de 16,2 pour cent en 2022 à 15,7 pour cent. Cette tendance, observée depuis plusieurs années déjà, se poursuit. Les résultats confirment qu’une grande partie des écarts salariaux s’explique par des facteurs structurels. Il s’agit notamment des différents parcours de formation, des choix professionnels, des taux d’occupation, des années de service ou de l’exercice de fonctions de direction.

L’Union patronale suisse (UPS) se réjouit de cette évolution. Elle montre que les profils des femmes et des hommes sur le marché du travail se rapprochent de plus en plus. Une plus grande mixité des professions, une meilleure conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale et une participation accrue des femmes au marché du travail contribuent grandement à réduire les disparités existantes.

Une différence salariale inexpliquée ne doit pas être assimilée à une discrimination

L’OFS indique en outre qu’en 2024, il subsiste une différence de salaire inexpliquée de 6,5 pour cent. Il s’agit de la part de la différence salariale qui ne peut être expliquée statistiquement par les caractéristiques prises en compte dans l’analyse.

Il est toutefois important de replacer cette valeur dans son contexte. Depuis des années, l’OFS insiste expressément sur le fait que la différence salariale inexpliquée ne doit pas être interprétée comme une mesure quantitative de discrimination salariale. La valeur correspond plutôt à une valeur résiduelle que le modèle statistique ne peut expliquer avec les données fournies. Cela peut s’expliquer par le fait que le modèle ne prend pas en compte les données sur l’expérience professionnelle effective ou les interruptions d’activité, ou par le fait que le modèle d’estimation se heurte à des limites techniques.

Les études réalisées par les entreprises dressent un bilan positif

Les études relatives à l’égalité salariale que les entreprises de plus de 100 collaboratrices et collaborateurs doivent réaliser en vertu de la loi sur l’égalité sont également positives. La plus grande étude réalisée à ce jour sur ces analyses par l’Université de Saint-Gall, à la demande de l’UPS, montre que 99,3 pour cent des entreprises étudiées respectent la loi sur l’égalité. En tenant compte des caractéristiques personnelles et spécifiques à la profession, la collecte de données révèle une différence salariale inexpliquée moyenne de 3,3 pour cent. Il reste donc essentiel de s’attaquer aux causes réelles des écarts salariaux et de continuer à améliorer les conditions-cadres afin que les femmes et les hommes puissent exploiter au mieux leur potentiel d’emploi et de carrière.