Ne pas confondre inégalité des salaires et discrimination salariale!

5 mars 2015,  Positions

L’Union patronale suisse condamne, bien sûr, la discrimination salariale. Mais elle demande que l’on fasse clairement la distinction avec les écarts de salaires, qui peuvent être parfaitement justifiés, entre hommes et femmes.

Sous le slogan «discrimination salariale», de vives discussions ont régulièrement lieu dans le public au sujet des inégalités de salaires entre hommes et femmes. Le sujet revêt aussi une grande importance pour les employeurs, qui adhèrent pleinement au principe constitutionnel: «à travail égal, salaire égal».

L’Union patronale suisse présente ses exigences concernant la question de l’égalité des salaires dans un nouveau document de synthèse. Celles-ci se fondent sur une étude de la Confédération (en allemand) et visent à dépassionner le débat:

  • La notion d’inégalité des salaires doit être rigoureusement distinguée de celle de «discrimination salariale». Confondre l’une et l’autre est trompeur et relève d’une démarche polémique.
  • La méthodologie employée pour constater l’état de fait de discrimination est douteuse. Car elle ne saisit pas, ou indirectement seulement, la prestation effective du travailleur ou de la travailleuse. Il convient donc de réexaminer le procédé, partant la valeur probante des résultats.
  • Les entreprises appliquent déjà de bonnes méthodes d’analyse des salaires. Ces méthodes doivent être officiellement reconnues par la Confédération comme des instruments de contrôle salarial suffisants.