Le Parlement a approuvé la motion 25.3424, confirmant ainsi sa volonté d’encourager la poursuite volontaire du travail après l’âge de référence et de contribuer à la lutte contre la pénurie de main-d’œuvre. Les deux conseils étaient en désaccord sur le calendrier de mise en œuvre: alors que la motion exigeait une mise en œuvre dans le cadre de la prochaine réforme de l’AVS, le Conseil national s’est prononcé pour une mise en œuvre obligatoire en dehors de la réforme. Au lieu de suivre le Conseil national dans cette modification, que les employeurs estiment pertinente, le Conseil des États a insisté aujourd’hui pour une mise en œuvre dans le cadre de la prochaine réforme de l’AVS.
L’Union patronale suisse regrette cette décision. L’augmentation des majorations de rente en cas de report du départ à la retraite constitue une incitation efficace à maintenir plus longtemps les travailleurs expérimentés dans la vie active. Elle permet de pallier la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et de renforcer l’AVS sans entraîner de charges supplémentaires pour les jeunes générations. En même temps, il est judicieux de maintenir au moins le taux de réduction actuel de 6,8 pour cent par an en cas de retraite anticipée, voire de l’augmenter légèrement. Ainsi, la flexibilité du moment du départ à la retraite est préservée tout en évitant les mauvaises incitations. L’inclusion ciblée de personnes ayant une longue carrière professionnelle ou un travail particulièrement difficile assure un équilibre social sans compromettre les objectifs de la réforme. Ces mesures renforcent la responsabilité individuelle, soutiennent le marché du travail et contribuent de manière substantielle à la stabilisation de la prévoyance vieillesse. Il n’y a aucune raison de ne pas mettre en œuvre ces mesures d’encouragement le plus rapidement possible afin de lutter efficacement contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée.
À court terme, il est important et judicieux d’encourager la poursuite volontaire du travail après l’âge de la retraite. Sur le long terme, une réforme structurelle avec une augmentation générale de l’âge de la retraite sera inévitable, à la fois pour faire face à l’évolution démographique et pour garantir le financement durable de la prévoyance vieillesse.