Des représentantes et représentants de la Confédération, des cantons et des partenaires sociaux ont participé au sommet national de la formation professionnelle 2025 afin de discuter des mesures visant à renforcer l’attractivité de la formation professionnelle. Sous la direction du conseiller fédéral Guy Parmelin, différents paquets de mesures ont été discutés, avec des mesures visant à développer la formation professionnelle de manière pérenne.
Le sommet national adopte sept paquets de mesures
Une enquête menée en 2025 montre que la formation professionnelle est globalement bien positionnée. Afin de préserver son attractivité et sa pérennité, les participants au sommet soutiennent sept paquets de mesures qui seront mis en œuvre progressivement. La Confédération met ainsi en place un axe de promotion « Formation en entreprise » et consacre un total de 3 millions de francs pour la période 2026-2028 à des initiatives sectorielles et cantonales afin de favoriser la disposition des entreprises à former et de renforcer la qualité des entreprises formatrices.
Les autres paquets portent sur l’examen des réglementations existantes ainsi que sur le développement de la maturité professionnelle afin de la rendre plus attrayante et d’encourager la perméabilité après la formation professionnelle initiale. Il est en outre nécessaire de suivre de près les évolutions de la numérisation et de l’intelligence artificielle ainsi que leurs possibles répercussions sur la formation professionnelle. Dans le cadre du processus de choix professionnel et de carrière, il s’agira, en particulier, d’encourager les jeunes du secondaire ayant de bons résultats scolaires à faire des choix de formation réfléchis, afin de sensibiliser davantage à l’équivalence des parcours de l’enseignement secondaire II (formation professionnelle et filières à plein temps comme le gymnase). La formation professionnelle supérieure doit gagner en visibilité grâce à une meilleure coordination et communication. En complément, un groupe d’experts scientifiques et issus de la pratique se penche sur les questions fondamentales de la formation professionnelle.
La formation professionnelle doit déboucher sur l’employabilité
L’Union patronale suisse (UPS) souligne que la formation professionnelle duale n’est ni une fin en soi ni une solution miracle, mais qu’elle doit déboucher sur l’employabilité. Les entreprises jouent là un rôle central et, par leur volonté et la qualité de leurs formations, elles veillent à ce que les jeunes et les adultes bénéficient d’un taux de chômage faible et d’un rendement élevé de la formation.
Il convient de prendre soin du système et, dans le cadre de son développement, de miser plus sur l’employabilité que sur des exigences politiques. L’UPS demande que l’accent soit mis sur l’ensemble du système et que la formation professionnelle ne fasse plus l’objet de critiques pointant les déficits et ne soit pas récupérée à des fins politiques. Le système de professions et de branches qui constitue le pilier fondamental du système de formation professionnelle duale doit être mis en avant. En revanche, il convient d’éviter les discussions de substitution au détriment de la formation professionnelle et au contraire renforcer la collaboration dans le cadre du partenariat de groupe.