La discussion sur le financement de la 13e rente AVS est entrée dans sa troisième phase. À cette occasion, le Conseil des États a décidé de maintenir sa position: les contributions salariales devraient augmenter de manière permanente de 0,3%, tandis que la TVA devrait augmenter de 0,4%. L’Association patronale rejette fermement ce financement mixte. Les contributions salariales ne se traduisent pas seulement par une diminution du pouvoir d’achat des actifs à la fin du mois, mais elles freinent également l’emploi et l’offre de travail, ce qui a un impact négatif sur la place économique suisse. Le seul point positif de la discussion au sein du Conseil des États a été que ce dernier a renoncé au mécanisme d’intervention qui aurait automatiquement augmenté les contributions salariales si le fonds AVS était tombé en dessous de 80% de son montant annuel. Ce mécanisme d’intervention avait été introduit par le Conseil des États lors de la session de printemps et avait encore alourdi le paquet de financement. La suppression de ce mécanisme n’est donc pas tant un compromis qu’une correction nécessaire qui se fait attendre.
L’Union patronale suisse, le Secrétariat des industries de services et economiesuisse continuent de soutenir le modèle du Conseil national, qui prévoit une augmentation temporaire de la TVA jusqu’à la fin de 2033. Une augmentation temporaire de la TVA est bien meilleure que des contributions salariales plus élevées et permanentes, car elle pèse sur la consommation plutôt que sur le travail, ne renchérit pas les exportations et déforme moins l’emploi que des pourcentages supplémentaires de salaires. Des réformes structurelles sont nécessaires à long terme pour stabiliser l’AVS.