L’Union patronale suisse avait contesté les articles publiés par K-Tipp concernant la réforme de la LPP. Cela s’explique notamment par le décalage entre la volonté affichée par le magazine de rester indépendant de tout intérêt économique ou politique et le rôle qu’il a lui-même joué dans la campagne de votation.
Le Conseil de la presse rejette la plainte sur la plupart des points. Il donne toutefois raison à l’Union patronale sur un point essentiel : K-Tipp a enfreint les règles de transparence journalistique. Le magazine avait lui-même recueilli des signatures contre la réforme de la LPP et participé ainsi activement à la lutte contre le projet. Il aurait dû faire état de ce rôle de manière claire et visible auprès de son lectorat.
« Les médias ont bien entendu le droit de défendre des positions politiques et d’évaluer les projets de loi d’un œil critique. Cependant, quiconque devient lui-même un acteur d’une campagne de votation doit faire preuve de transparence à cet égard vis-à-vis de son lectorat. Nous nous réjouissons que le Conseil de la presse confirme clairement ce principe », commente le directeur Roland A. Müller à propos de cette sentence.
Pour l’Union patronale suisse, cette distinction est essentielle : le lectorat doit être en mesure de juger si un média couvre un débat politique d’un point de vue journalistique ou s’il intervient lui-même dans ce débat en tant qu’acteur politique.
Renseignements
- Stefan Heini, Responsable du secteur Communication
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