Le Conseil des Etats veut renforcer la priorité d'embauche aux chômeurs. Mais les nouvelles compétences des ORP et les sanctions envisagées menacent la liberté de recrutement des entreprises.
Lorsque nous discutons de la révision de la loi sur le matériel de guerre (LFMG), sur laquelle nous voterons le 29 novembre, ce sont le plus souvent les questions de politique de sécurité qui reviennent au centre des débats. Le…
Le Conseil des États a pris des décisions importantes relatives aux mesures de protection salariale dans le cadre du paquet d'accords Suisse-UE. Il suit ainsi, sur des points essentiels, la proposition du Conseil fédéral et renforce les solutions élaborées conjointement avec les partenaires sociaux en matière de protection salariale.
Avec deux propositions s’opposant au compromis conclu en décembre 2024 entre la Suisse et l’UE, la commission de l’économie du Conseil des Etats joue avec le feu.
À l’approche de l’automne salarial, les revendications excessives ou déconnectées de la réalité s’accompagnent, comme chaque année, du retour des bonnes vieilles rengaines : les entreprises garderaient pour elles les gains de productivité, au détriment travailleuses et travailleurs. Ou encore, les primes d’assurance-maladie augmenteraient davantage que les salaires, ce qui nécessiterait une forte hausse de ces derniers. Pourquoi ces deux affirmations sont-elles fausses et quelle hausse salariale peut-on attendre en 2027 ?
La Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a remis en cause le paquet de mesures relatif à la protection des salaires élaboré par les partenaires sociaux en collaboration avec la Confédération dans le cadre du paquet d’accords Suisse-UE, et a décidé de modifier plusieurs mesures. En insistant sur l’obligation de fournir une garantie pour les entreprises étrangères, la CER-E accepte le risque d’une violation du droit européen. Elle affaiblit en outre le soutien au paquet d’accords en Suisse.
L’Union patronale suisse publie certains articles du rapport annuel récemment publié légèrement abrégés ou actualisés en tant que série d’été. La voie bilatérale n’a jamais été facile, mais depuis que nous l’empruntons, elle a toujours…
L’année 2025 a été marquée par la plus forte augmentation des salaires réels depuis 2009. Il est vrai que l’évolution des salaires en Suisse a été plus modérée ces dernières années en raison de la crise, mais en regardant plus loin dans le temps et au-delà des frontières nationales, on s’aperçoit qu’elle a été bien meilleure qu’on ne l’affirme souvent. Aucun pays d’Europe n’a connu une aussi bonne conjoncture salariale au cours des 15 dernières années. Découvrons cinq faits à ce sujet.
Le Swiss Arbeitgeber Award – un prix soutenu par l'Union patronale suisse – offre aux entreprises un bilan approfondi de leur situation en tant qu'employeur. Les entreprises qui souhaitent participer à la prochaine édition peuvent s'inscrire jusqu'au 31 juillet 2026.
Immigration, une Suisse de dix millions d’habitants et coopération avec l’UE : la Journée des employeurs 2026 a abordé des thèmes qui préoccupent actuellement les employeurs. Il en ressort de belles rencontres, de nouvelles pistes de réflexion et la prise de conscience que la Suisse reste capable de débattre de manière constructive des défis à relever.
Le dernier rapport de l’Observatoire sur l’accord sur la libre circulation des personnes confirme l’importance majeure de l’immigration liée au marché du travail pour l’économie suisse. L’immigration en provenance des pays de l’UE et de l’AELE reste étroitement liée à la demande des entreprises et contribue à financer les assurances sociales. Du point de vue de l’Union patronale suisse, elle reste donc un pilier central de la réussite économique de la Suisse, mais doit s’accompagner de réformes internes.
En Suisse, le débat sur l’immigration reste presque toujours cantonné aux mêmes sujets : le marché du logement, les transports, la densité de la population et ses inconvénients. Tous ces sujets sont légitimes. Cependant, on a tendance à oublier…
La discussion sur le travail à temps partiel est souvent empreinte d’émotions et le plus souvent axée sur le mauvais groupe. Les critiques portent principalement sur les jeunes actifs et leurs prétendues préférences en matière d’équilibre entre vie professionnelle…
Le 14 juin, le peuple suisse se prononcera sur une initiative de l’UDC qui demande de plafonner strictement la population suisse à 10 millions d’habitants. Le Conseil fédéral, la Conférence des gouvernements cantonaux et les quatre partenaires sociaux rejettent cette initiative. Lors d’une conférence de presse, le président de l’Union patronale suisse, Severin Moser, a mis en garde contre les graves conséquences pour le marché du travail et nos institutions sociales.
À première vue, le calcul paraît simple : si le solde migratoire net s’élève à environ 74’000 personnes, alors que le nombre de personnes au chômage augmente de 31’000, on pourrait croire que les nouveaux arrivants prennent…
Lors de la première semaine de la session de printemps, le Conseil national s’est penché sur le paquet d’allègement 2027 destiné au budget fédéral. Il partage la position du Conseil des États selon laquelle l’accent doit porter avant tout sur le volet des dépenses et rejette l’augmentation de l’imposition des retraits de capital issus de la prévoyance professionnelle et privée. Du point de vue de l’employeur, cette décision est à saluer. Les décisions concernant la formation professionnelle vont également dans la bonne direction.
La Suisse se dirige, à moyen terme, vers une pénurie structurelle de main-d’œuvre. Alors que la population vieillit, le système fiscal actuel agit comme un frein précisément dans les domaines où il faut urgemment plus de main-d’œuvre. L’imposition individuelle s’attaque précisément à cette incitation inopportune.
Le coût de la main-d’œuvre en Suisse compte parmi les plus élevés au monde. Malgré une productivité également élevée, le rapport coût/output se détériore à vue d’œil. Les coûts salariaux unitaires augmentent plus fortement que chez nos principaux partenaires…
L’initiative du chaos demande que la population résidante permanente de la Suisse reste en deçà de 10 millions de personnes jusqu’en 2050. Pour cela, elle impose d’introduire un plafond démographique rigide et de résilier, entre autres, l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’UE. Ce faisant, elle met délibérément en péril la voie bilatérale avec l’UE et ignore l’évolution démographique en Suisse, car notre pays continuera de dépendre de l’immigration de main-d’œuvre. L’initiative du chaos ne résout aucun problème, mais en crée une multitude. Elle menace la sécurité et la prospérité de la Suisse.
La critique d’un monde du travail stressant est devenue omniprésente. Les syndicats mettent en garde contre une « crise de santé » et exigent, en guise de réponse, des horaires de travail plus courts ou des réglementations plus strictes.
Au cours de la troisième semaine de la session d’hiver 2025, le Conseil des États a débattu du programme d’allègement budgétaire 2027 et a apporté quelques modifications à la proposition du Conseil fédéral. L’Union patronale suisse salue tout particulièrement le rejet de la hausse de l’imposition sur les retraits en capital provenant de la prévoyance professionnelle et privée ainsi que le maintien de la dérogation pour le financement de projets dans le domaine de la formation professionnelle.
Une fois de plus, la Suisse fait office d’exception avec ses institutions sociales qui résistent à toute évolution démographique. Tandis que de nombreuses régions du monde occidental relèvent l’âge de la retraite, la Suisse opte pour des mesures qui…
Lors de sa séance du jour, le Conseil fédéral a pris connaissance du résultat de la consultation sur le paquet d’accords Bilatérales III. Outre les mesures nationales de protection des salaires (1 à 13) soutenues par les partenaires sociaux, il comprend également la mesure 14 proposée par le Conseil fédéral. L’Union patronale suisse plaide en faveur du partenariat social au sein de l’entreprise, mais elle estime que la mesure 14 va trop loin et, par conséquent, la rejette.
Lorsque la Confédération a publié l’étude Ecoplan sur la directive relative aux citoyens de l’Union, un chiffre a fait les gros titres : 570 000 citoyens de l’UE/AELE pourraient demander un droit de séjour permanent. Mais ce qui a été interprété comme une vague d’immigration potentielle s’avère être un malentendu statistique : ce chiffre concerne surtout des personnes qui vivent et travaillent déjà en Suisse depuis longtemps.
La formation a longtemps été considérée comme une voie sûre dans le marché du travail. Aujourd’hui, la situation est plus contrastée. Le passage de l’université à la vie active devient plus difficile, et ce, dans un pays qui manque…
L'Union patronale suisse recommande de rejeter l'initiative « Service-Citoyen ». Les employeurs partagent certes l'objectif de renforcer la cohésion sociale et l'engagement en faveur de la collectivité. Cependant, l'extension du service obligatoire à tous les citoyens proposés par l'initiative pèserait lourdement sur le marché du travail, entraînerait des coûts élevés et ferait concurrence au secteur privé.