À première vue, le calcul paraît simple : si le solde migratoire net s’élève à environ 74’000 personnes, alors que le nombre de personnes au chômage augmente de 31’000, on pourrait croire que les nouveaux arrivants prennent…
Lors de la première semaine de la session de printemps, le Conseil national s’est penché sur le paquet d’allègement 2027 destiné au budget fédéral. Il partage la position du Conseil des États selon laquelle l’accent doit porter avant tout sur le volet des dépenses et rejette l’augmentation de l’imposition des retraits de capital issus de la prévoyance professionnelle et privée. Du point de vue de l’employeur, cette décision est à saluer. Les décisions concernant la formation professionnelle vont également dans la bonne direction.
La Suisse se dirige, à moyen terme, vers une pénurie structurelle de main-d’œuvre. Alors que la population vieillit, le système fiscal actuel agit comme un frein précisément dans les domaines où il faut urgemment plus de main-d’œuvre. L’imposition individuelle s’attaque précisément à cette incitation inopportune.
Le coût de la main-d’œuvre en Suisse compte parmi les plus élevés au monde. Malgré une productivité également élevée, le rapport coût/output se détériore à vue d’œil. Les coûts salariaux unitaires augmentent plus fortement que chez nos principaux partenaires…
L’initiative du chaos demande que la population résidante permanente de la Suisse reste en deçà de 10 millions de personnes jusqu’en 2050. Pour cela, elle impose d’introduire un plafond démographique rigide et de résilier, entre autres, l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’UE. Ce faisant, elle met délibérément en péril la voie bilatérale avec l’UE et ignore l’évolution démographique en Suisse, car notre pays continuera de dépendre de l’immigration de main-d’œuvre. L’initiative du chaos ne résout aucun problème, mais en crée une multitude. Elle menace la sécurité et la prospérité de la Suisse.
La critique d’un monde du travail stressant est devenue omniprésente. Les syndicats mettent en garde contre une « crise de santé » et exigent, en guise de réponse, des horaires de travail plus courts ou des réglementations plus strictes.