L’Union patronale suisse est satisfaite du rejet sans appel de l’initiative «1:12» par le Conseil fédéral. Selon le Gouvernement fédéral, l’objectif de cette dernière – réduire le fossé entre les revenus les plus élevés et les plus bas – s’avérerait être un «autogoal» pour de nombreux salariés.
Les directeurs cantonaux de l’économie et des finances craignent qu’une acceptation de l’initiative «1:12» ne compromette la flexibilité du marché de l’emploi en Suisse, les postes de travail et le partenariat social. Ils mettent également en garde contre la baisse des rentrées fiscales et des cotisations aux assurances sociales. Le surcroît de dépenses prévisible pour les cantons dû au contrôle étatique des salaires à l’échelle nationale donne également des soucis aux grands argentiers cantonaux.
Le Conseil des Etats oppose à son tour une fin de non recevoir à l’initiative sur les salaires minimums. Il suit donc la recommandation de l’Union patronale suisse, qui rejette également cette initiative. Un salaire minimum légal fausserait le système helvétique de fixation des salaires, décentralisé et souple. De plus, les salaires minimums qui dépassent nettement ceux du marché provoquent des réductions d’effectifs (mesures de rationalisation ou de délocalisation d'emplois) et accroissent les exigences à l’égard des salariés – mettant plus particulièrement sous pression ceux dont la performance est faible.
Le peuple suisse a accepté la révision de la loi sur le travail, qui permet aux stations-service situées le long des principaux axes de circulation de vendre 24 h sur 24 tout l'assortiment de leur section magasin. L'Union patronale suisse, qui s'est mobilisée en faveur de ce projet, se félicite du verdict rendu par le souverain.
Le peuple suisse a dit clairement «non» à l'initiative du GSsA sur l'abrogation du service militaire obligatoire. L'Union patronale suisse est très satisfaite de cette décision.
Le retour au système des contingents ne permettra pas de résoudre les problèmes liés à l’immigration. Telle est l’idée-force qui est ressortie des débats au Conseil des Etats sur l’initiative populaire «contre l’immigration de masse». Comme le Conseil fédéral et le Conseil national avant elle, la Chambre des cantons a rejeté l’initiative, suivant en cela la recommandation de l’Union patronale suisse.