La Commission LPP recommande au Conseil fédéral de relever le taux d’intérêt minimal de la LPP à 1,75 pour cent pour 2014. L’Union patronale demande au contraire que l’on s’en tienne au taux actuel de 1,5 pour cent.
Depuis le début du mois de juillet, l’Union patronale suisse a un nouveau directeur, Roland A. Müller. Ce dernier entend mobiliser les forces pour défendre les intérêts des patrons. Il a déjà en vue les prochaines échéances électorales, qu’il juge à forte teneur émotionnelle: il compte les remporter en faisant valoir les avantages de la libre circulation et en proposant des remèdes à certains effets secondaires négatifs. Il n’oublie pas l’aménagement de la prévoyance vieillesse, ayant déjà rassemblé les principales idées de l’association faîtière.
Pour l’Union patronale suisse, les négociations salariales pour 2014 doivent tenir compte des différences de situation très marquées que l’on observe parmi les branches et les entreprises, des risques conjoncturels élevés et du fait que les perspectives économiques ne sont pas toutes enthousiasmantes. Compte tenu de la forte pression sur les marges, la rentabilité de nombreuses entreprises reste cependant insuffisante, malgré un volume de travail satisfaisant. Pour 2014, l’USS réclame des augmentations de l’ordre de 1,5 à 2 pour cent.
L’Union patronale suisse recommande de laisser le taux d’intérêt minimal de la LPP inchangé à 1,5 pour cent pour 2014. L’évolution des marchés financiers et la situation financière des institutions de prévoyance ne permettent pas d’augmenter le taux d‘intérêt minimal.