Au chapitre de la réforme de la prévoyance vieillesse, le Gouvernement s’en tient à un train de mesures surchargé et principalement axé sur les recettes. Or, cette réforme devrait être abordée selon des priorités claires et en plusieurs éléments susceptibles de réunir des majorités. Il s’agit en tout premier lieu d’obtenir une augmentation graduelle de l’âge de référence de la retraite au niveau minimum de 65/65 ans. Pour l’Union patronale suisse, il est clair que seule une réforme équilibrée et bien dosée pourra préserver le niveau actuel des prestations de la prévoyance vieillesse.
L'Union patronale suisse demande que l'on empoigne sans délai et énergiquement la réforme de la prévoyance vieillesse. Pour que le niveau actuel des rentes puisse être maintenu et éviter de surcharger la barque, il faut en outre établir des priorités claires et fractionner judicieusement le projet. Dans l'éventail des mesures qui s'imposent, la priorité va à l'adaptation progressive de l'âge de référence de la retraite – et non à l'augmentation de la TVA.
Jusqu'à 2,5 milliards de francs de pertes annuelles pour l'AVS et jusqu'à 1,5 milliard de pertes de recettes au seul niveau fédéral: le potentiel de nuisance de l'initiative 1:12 s'avère beaucoup plus important qu'on ne l'avait estimé d'abord. C'est ce qui ressort de l'étude réalisée par l'Université de Saint-Gall sur mandat de l'Union suisse des arts et métiers. Au niveau des cantons, cette étude prévoit aussi des pertes supplémentaires, d'ampleur variable, pouvant atteindre 400 millions de francs en ce qui concerne Zurich, 220 millions pour le canton de Vaud et 40 millions pour celui de Lucerne. Quant aux PME et aux citoyens, ils devront faire face à des hausses massives des impôts et des cotisations.
La formation en tant que fondement d’une économie saine ainsi que la liberté et la res-ponsabilité dans la politique patronale: tels étaient les thèmes centraux de la JOURNÉE DES EMPLOYEURS 2013. Elle a été marquée par les exposés de Valentin Vogt, président de l’Union patronale suisse (UPS), et celui de l’orateur invité, Hubertus von Grünberg, président du Conseil d’administration du groupe ABB, ainsi que par une table ronde réunissant des invités de premier plan. Par ailleurs, cette journée a aussi été celle de l’entrée en fonction du nouveau directeur de l’UPS, Roland A. Müller, qui succède à Thomas Daum.
L’évolution démographique va mettre financièrement à rude épreuve la prévoyance vieillesse en Suisse. Il importe d’agir à temps. Le Conseil fédéral a matérialisé aujourd’hui les lignes directrices qu’il avait présentées en novembre dernier. Toutefois, son approche mise trop peu sur l’adaptation progressive de l’âge de la retraite de référence à l’espérance de vie et trop fortement sur des hausses de TVA excessives.
L’enterrement de la révision 6b de l’AI était prévisible: avec la scission du projet en deux parties, il était pratiquement programmé. L'échec est à présent consommé. Reste l'ultime étape d’un assainissement durable de l’AI. Le Conseil fédéral et le Parlement sont mis en demeure de soumettre rapidement au vote la dernière partie de la révision, la partie «technique» non contestée. Dès que les conséquences financières de l'abandon de la voie de l'assainissement se feront sentir, le Parlement devra reprendre ses délibérations sur les mesures précédemment mises de côté.