Les intrusions légales agressives dans la politique salariale et le marché du travail sont un danger pour notre place économique. Voilà pourquoi l’Union patronale suisse s’oppose vigoureusement aussi bien à l’initiative 1:12 qu’à l’obligation légale des plans sociaux pour les entreprises. Elle exige en outre que les promesses de réforme à l’égard des assurances sociales soient tenues et que l’assainissement de l’assurance-invalidité – toujours fortement endettée – soit mené à bonne fin.
Face à l’afflux de travailleurs immigrants en provenance des Etats de l’UE, le Conseil fédéral va devoir décider dans les semaines à venir s’il veut faire jouer la clause de sauvegarde prévue par l’accord de libre circulation entre la Suisse et l’UE. L’Union patronale suisse invite le Gouvernement à s’en abstenir.
L’Union patronale suisse déplore l’adoption par une majorité de citoyens de l’initiative Minder. Il n'aura pas été possible, malheureusement, de convaincre ceux-ci que le contre-projet indirect était la meilleure solution pour mettre un frein aux rémunérations excessives de certains managers. La mise en œuvre de la volonté populaire passe maintenant par le renforcement dans la loi des droits des actionnaires. Cela dit, le résultat de la votation ne justifie pas l’adoption de réglementations plus contraignantes.
Par ses décisions prises hier sur le deuxième volet de la 6e révision de l’AI, le Conseil national se distance de son assainissement. Une alliance de centre-gauche envoie aux oubliettes les engagements pris lors du vote sur l’augmentation de la TVA en faveur de l’AI. Les rapports de confiance ainsi rompus sont de très mauvais augure pour les futures réformes de notre système de sécurité sociale.
Le Comité de direction de l’Union patronale suisse a nommé Roland A. Müller comme futur directeur de l’Union patronale suisse. Lors de la prochaine JOURNÉE DES EMPLOYEURS qui aura lieu le 5 juillet 2013, Roland A. Müller prendra ses fonctions et succédera à Thomas Daum qui quittera la direction opérative de l’association pour des raisons d’âge.
L'économie suisse fait preuve d'un dynamisme réjouissant. Pourtant la pression sur les branches exportatrices s'accentue et les risques extérieurs subsistent. La Suisse doit donc cultiver ses atouts: marché du travail libéral, libre circulation des personnes avec l'UE et politique monétaire fiable. C'est ce qu'a souligné à Berne M. Valentin Vogt, président de l'Union patronale suisse, lors de la «JOURNÉE DES EMPLOYEURS 2012». L'orateur invité, le Conseiller fédéral Alain Berset, a centré son exposé sur l'équilibre entre l'économie et l'Etat social.