L’Union patronale suisse salue le rejet de l’initiative populaire «6 semaines de vacances pour tous». Par cette décision, les citoyens se sont prononcés contre l’imposition de charges supplémentaires aux entreprises et pour la compétitivité de la place économique suisse. Le «NON» à l’initiative confirme tout l'intérêt et la valeur des négociations entre partenaires sociaux pour déterminer, entre autres, la durée des vacances.
L’initiative sur les vacances n’est pas une bonne recette pour l’économie suisse, car les coûts de la main-d’œuvre sont déjà très élevés dans notre pays. Une hausse supplémentaire nuirait à notre compétitivité et menacerait des emplois. De plus, avec ses exigences rigides, l’initiative saperait le dialogue avec les partenaires sociaux, qui a fait ses preuves. Ces différentes raisons expliquent le rejet par les milieux économiques d’une initiative qui n’est pas finançable. Telle est la position défendue par des représentants de l’Union patronale suisse, de Swissmem, de la Fédération des Entreprises Romandes Genève et d’economiesuisse à l’occasion d’une conférence de presse.
L'Union patronale suisse dénonce avec insistance cette initiative «pour un salaire minimum». Les niveaux de salaires sont l'affaire des entreprises – ou des branches là où il y a convention collective de travail. Il n'appartient pas au législateur, mais au marché ou aux partenaires sociaux de fixer les minimas salariaux.
L’économie et le marché du travail helvétiques font preuve de robustesse et de dynamisme. Pour qu’il en soit encore ainsi demain, il faut préserver les atouts comparatifs actuels de la Suisse et faire avancer les indispensables réformes. Telle est la pressante exigence formulée par Rudolf Stämpfli le 1er juillet à Zurich lors de la JOURNÉE DES EMPLOYEURS 2011, à l’occasion de laquelle il a remis la présidence de l’Union patronale suisse à M. Valentin Vogt. L’orateur invité était le Conseiller fédéral Didier Burkhalter.
Il ne faut pas laisser des attaques contre la libre formation des salaires et la liberté de licenciement menacer la compétitivité des entreprises suisses. Lors d'une conférence de presse à Berne, l'Union patronale suisse a explicité son refus des salaires minimaux imposés et des plafonnements de salaires ainsi que son opposition au durcissement de la protection contre les licenciements. Par la même occasion, elle a insisté sur la nécessité d'un assainissement rapide et durable des assurances sociales. Au chapitre de la révision de l'AI, elle s'engage à contribuer à faire en sorte qu'un plus grand nombre de personnes handicapées soient intégrées dans le monde du travail.
Rudolf Stämpfli quittera sa fonction de Président de l’Union patronale suisse le 1er juillet 2011. Le Comité de l’UPS a élu Valentin Vogt comme nouveau président. Il entrera en fonction le 1er juillet 2011.