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Encore 361 millions de francs pour l’élargissement des prestations sociales – CSSS-N soutient l’élargissement coûteux et irresponsable des allocations familiales

La commission de la sécurité sociale et de la santé du Conseil national (CSSS-N) veut augmenter les montants minimaux des allocations familiales à l’échelle nationale – principalement aux dépens des employeurs. Elle fait ainsi volte-face par rapport à la décision qu’elle avait prise en avril dernier, à savoir de ne pas intervenir dans les compétences des cantons et de renoncer à l’augmentation massive de 361 millions de francs.

Les allocations pour enfants et pour la formation sont un instrument important pour soutenir les familles de manière ciblée. Les cantons fixent le montant des allocations en fonction des coûts de subsistance et des salaires dans leur région. La commission de la sécurité sociale et de la santé du Conseil national (CSSS-N) veut maintenant réduire la marge de manœuvre des cantons et augmenter les montants minimaux des allocations familiales à 250 ou 300 francs. Cela entraînerait une augmentation des coûts de 361 millions de francs, principalement à la charge des employeurs. L’UPS critique vivement cette décision. Les employeurs paient déjà des allocations familiales d’un montant annuel d’environ 7 milliards de francs. Les allocations familiales ont été récemment ajustées à l’inflation, ce qui a entraîné une augmentation des coûts d’environ 350 millions de francs. Une nouvelle augmentation est maintenant prévue, ce qui est irresponsable. Une nouvelle augmentation n’est pas souhaitable et pèse sur les employeurs à une époque où l’on assiste déjà à une expansion de la politique sociale et où l’environnement économique est incertain. La compétitivité des entreprises suisses en est ainsi affaiblie.

La création d’une famille ne doit pas entraîner un risque de pauvreté. Mais les familles menacées de pauvreté peuvent être soutenues de manière ciblée sans que les moyens ne soient distribués à tort et à travers. Les prestations financières forfaitaires sont également à rejeter car elles réduisent les incitations à l’emploi, en particulier pour les personnes qui ont un deuxième emploi. L’augmentation des montants minimaux reviendrait donc à faire un pas en arrière à long terme. L’initiative parlementaire est maintenant soumise au Conseil national, après que celui-ci ait accepté une prolongation du délai en session d’automne. L’UPS est convaincue qu’il faut d’autres mesures que des allocations familiales plus élevées pour soutenir les familles. Ainsi, les employeurs s’engagent en faveur de la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, ce qui peut se faire notamment par des conditions d’emploi favorables à la famille et des offres de garde d’enfants attrayantes.

Votre personne de contact

Barbara Zimmermann-Gerster

Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales

barbara.zimmermann@arbeitgeber.ch

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