Selon les propositions de sa commission des institutions politiques, le Conseil des Etats devrait abandonner le modèle de mise en œuvre échelonnée de l’initiative sur l’immigration de masse proposé par le Conseil national. En lieu et place, la commission préconise un régime de priorité indigène indépendant de l’immigration. Les employeurs accueillent avec scepticisme ce modèle non échelonné et insensible à l’état de l’immigration, qui entraînerait des dépenses bureaucratiques incontrôlables.
Le vaudois Jean-Marc Probst, l’un des patrons romands les plus en vue en Suisse alémanique et – entre d’autres mandats – vice-président de l’Union Patronale Suisse, ne croit pas à la possibilité d’une réindustrialisation du pays. L’économie suisse doit miser avant tout sur des produits et des services à haute valeur ajoutée. Cette spécialisation permettra de surmonter le défi du franc fort, affirme celui qui dirige l’entreprise familiale Probst Maweg, spécialiste des machines de chantier.
La collaboration entre secteur public et secteur privé dans le dialogue de la Conférence tripartite sur les agglomérations (CTA) «Travailler – Donner sa chance, saisir sa chance» porte ses fruits. Après quatre années d’existence, les partenaires en présence, dont l’Union patronale suisse, tirent un bilan positif de leurs efforts en faveur de l’intégration au monde du travail de personnes issues de l’immigration.
Malgré les vives critiques émises au cours de la procédure de consultation, le Conseil fédéral persiste et signe: il veut introduire des contrôles étatiques des salaires pour les entreprises de 50 employés ou plus. Or cette exigence est infondée, puisqu’il n’est pas prouvé si, ni dans quelle mesure, les femmes sont victimes de discrimination salariale. Le projet du gouvernement n’est autre qu’un monstre bureaucratique dénué de toute légitimité.
Le Conseil fédéral s’est résolu à adopter de nouveaux allégements administratifs pour les entreprises dans l’AVS. Désormais, les personnes assurées n’obtiendront leur certificat d’assurance que sur demande. Les employeurs saluent cette mesure prise tardivement par le Conseil fédéral.
Pour 2017, le Conseil fédéral a fixé à 1 pour-cent le taux minimal de la LPP. Il suit ainsi la recommandation de la majorité de la Commission fédérale de la prévoyance professionnelle. Cette décision surprend les employeurs, car la conjoncture économique plaide pour un taux d’intérêt inférieur, à 0,75%.