Après 25 ans de blocage de la réforme de la prévoyance vieillesse, un verdict important pour l’avenir de l’AVS va tomber le 25 septembre 2022. Afin de garantir les prestations de la principale assurance sociale de Suisse pour les générations futures, une réforme de l’AVS s’impose. Une large alliance de partis s’engage en faveur de cette réforme, partant pour la sauvegarde et la modernisation de la prévoyance vieillesse.
| Barbara Zimmermann-Gerster
«Cette réforme profite à toutes les générations ; elle ne pèse pas sur le coût du travail et tient compte de ses propres conséquences pour les femmes de la génération de transition», a résumé la Conseillère nationale PLR Simone de Montmollin lors d’une conférence de presse où les partis du centre, le PLR, l’UDC, les Verts libéraux et le PEV se sont présentés unis devant les médias pour promouvoir ensemble un double oui lors des votations du 25 septembre. Avec le départ à la retraite de la génération du baby-boom, la proportion de bénéficiaires de l’AVS par rapport aux personnes actives augmente, tandis que l’espérance de vie continue de s’allonger. La population du pays étant de plus en plus âgée, cette réforme s’impose donc pour garantir aux futurs retraités qu’ils recevront aussi leur part, c’est-à-dire une rente qui leur permettra de financer leurs besoins essentiels.
Aucune solution n’est concevable en dehors de la stabilisation financière. Grâce à AVS 21, la prévoyance vieillesse peut être assurée pour les années à venir sans réduction des rentes. Cette réforme constitue dès lors un acte de solidarité tourné vers l’avenir. L’Union patronale suisse soutient, elle aussi, ces arguments.
Il importe de savoir qu’il faudra dire deux fois oui le 25 septembre. Les deux projets «Financement additionnel de l’AVS par un relèvement de la TVA» et «Modification de la loi fédérale sur l’assurance-vieillesse et survivants (AVS 21)» sont en effet juridiquement liés et l’importante réforme de notre assurance-vieillesse ne peut entrer en vigueur que si tous deux sont acceptés.
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.