Une enquête le confirme: la population reste opposée à une extension de l'AVS
Une enquête commandée par le SonntagsBlick montre une claire majorité d’avis défavorables à une augmentation de 70 francs des rentes AVS en faveur des nouveaux rentiers, mesure à laquelle s’accroche le Conseil des Etats dans le cadre du projet de Réforme de la prévoyance vieillesse 2020.
| Barbara Zimmermann-Gerster
A la demande du SonntagsBlick, l’institution de sondage d’opinion Opinionplus a réalisé une enquête représentative sur la prévoyance vieillesse. A la question «Soutenez-vous la proposition de compenser la baisse du taux de conversion minimal par une augmentation de 70 francs des rentes des nouveaux rentiers?», 57 pour cent des personnes interrogées ont répondu par la négative et 31 pour cent seulement ont dit «oui», les indécis formant les 12 pour cent restants. Ces résultats confirment une fois de plus le rejet très net opposé l’automne dernier par le souverain à l’initiative «AHVplus» qui réclamait un développement des prestations de l’AVS selon le principe de l’arrosoir.
Le projet de réforme soutenu par le Conseil des Etats réclame une augmentation uniforme de 70 francs des rentes AVS pour tous les nouveaux rentiers, riches ou pauvres. La Chambre des cantons défend cette majoration comme une compensation de l’abaissement de 6,8 à 6 pourcent du taux minimal de conversion dans le deuxième pilier (LPP). En réalité, ce développement des prestations se traduirait dès 2030 par d’énormes difficultés supplémentaires pour l’AVS, dont le trou financier avoisinerait de nouveau les 6 milliards de francs. Une telle perspective est peu probable. Si l’on prête foi aux résultats de l’enquête du SonntagsBlick, la politique suivie sur ce point par le Conseil des Etats fait complètement abstraction des intérêts de la population.
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
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Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
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