Les caisses de pension suisses ont enregistré l’année dernière de faibles pertes sur les placements de leur fortune. La comparaison de performance proposée par l’ASIP arrive pour 2011 à une performance de -0,2%.
| Barbara Zimmermann-Gerster
Après un premier semestre 2011 durant lequel les performances des caisses de pension ont été fortement sous pression, le deuxième semestre a été lui aussi très difficile. Tel est le constat d’un communiqué de l’ASIP.
Le rendement moyen du portefeuille global s’établit pour l’année dernière à -0,2% et à +0,1% pour le deuxième semestre 2011. Cette performance proche de 0% est due aux grandes incertitudes ayant affecté les marchés durant cette période. Les marchés financiers mondiaux ont subi les effets des turbulences politiques et économiques en Europe et dans d’autres régions du monde. En dépit de crises financières et de problèmes d’endettement, le deuxième pilier est demeuré stable, écrit l’association.
La comparaison de performance de l’ASIP est établie deux fois par an. La fortune totale sous gestion atteint 187 milliards de francs répartis entre 60 caisses de pension.
Votre personne de contact
Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.