Possibilité d'un référendum contre la révision de l'AI
L’association «Non au démantèlement de l’AI», qui regroupe diverses organisations de personnes handicapées, annonce son intention d’engager au besoin le référendum contre la révision en cours de l’assurance-invalidité. L’Union patronale suisse juge indispensable, au contraire, la révision 6b de l’AI.
| Barbara Zimmermann-Gerster
Pour les organisations de handicapés, les mesures prévues au titre de la révision 6b de l’AI, qui sont actuellement débattues au Parlement sont inacceptables. Lors d’une conférence de presse, l’association «Non au démantèlement de l’AI» a brandi la menace du référendum. Le système de rente linéaire qu’il est prévu d’introduire réduirait de manière particulièrement drastique, déclare-t-elle, les revenus des personnes les plus lourdement handicapées et obligerait beaucoup plus de rentiers AI qu’aujourd’hui à se tourner vers les prestations complémentaires.
Les organisations réunies dans cette association dénoncent en outre la réduction des rentes pour enfants de 40% de la rente d’invalidité, son niveau actuel, à 30%. Elles ajoutent enfin qu’il serait préférable d’attendre les premiers effets de la révision 6a entrée en vigueur en début d’année avant de lancer le second volet de la révision.
Ne pas compromettre l'assainissement de l'AI
Pour l’Union patronale suisse, la révision 6b constitue une étape supplémentaire indispensable sur la voie de l’assainissement de l’assurance-invalidité. Car il n’est pas question de prolonger au-delà de 2017 le régime du financement additionnel de l’AI (relèvement de la TVA). L’AI devra présenter un compte annuel équilibré dès 2018 au plus tard. Après quoi il faudra aussi s’employer à réduire dans des délais raisonnables l’endettement massif de cette assurance.
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.