Les activités de l’AI en faveur de l’intégration professionnelle des personnes atteintes dans leur santé ont enregistré un nouveau record l’an dernier. Parallèlement, toujours plus nombreuses sont les entreprises qui s’engagent à cette fin aux côtés de Compasso.
| Barbara Zimmermann-Gerster
L’an dernier, l’AI a pris des mesures d’intégration professionnelle en faveur de 40’800 personnes, soit deux pourcent de plus que l’année précédente. Cet effort redoublé de l’AI est payant: 20’133 travailleurs atteints dans leur santé ont pu conserver leur emploi ou en trouver un autre. Et ce chiffre ne comprend pas le nombre bien plus élevé encore de personnes dont l’employabilité a pu être maintenue grâce aux mesures ciblées prises par des assureurs privés et des employeurs, avant tout recours à l’AI.
Compasso joue de plus en plus souvent un rôle clé dans la mise en réseau professionnel des intervenants. Grâce à l’arrivée de nouveaux membres romands et tessinois, elle est devenue une plateforme nationale de premier ordre au service de l’intégration professionnelle. Ce sont ainsi les employeurs de plus de 350’000 personnes qui s’engagent aujourd’hui à ses côtés. Sur son site web, le réseau offre aux employeurs des outils éprouvés, des instructions pas à pas et des cas-types concrets.
Avec le profil d’intégration axé sur les ressources (PIR), Compasso est à l’origine d’une avancée remarquable en matière d’intégration professionnelle. Le PIR est le premier outil accessible en ligne qui permette de définir avec précision l’aptitude au travail de personnes atteintes dans leur santé. En améliorant les échanges entre médecins, employeurs et collaborateurs concernés, il facilite grandement le retour de ceux-ci à leurs postes après un accident ou une longue maladie.
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.