Libérer les employeurs de la partie inutile de l’administration AVS!
Le Conseil national hésite à libérer les employeurs d’un travail administratif inutile et a rejeté une motion visant à alléger les entreprises dans le domaine de l’AVS. Cette hésitation du Conseil national est regrettable car le «certificat AVS» et l’obligation d’annoncer les nouveaux employés en cours d’année ne font qu’occasionner des millions de dépenses administratives.
| Barbara Zimmermann-Gerster
Le Conseil national vient de rejeter une motion visant à alléger les entreprises dans le domaine de l’AVS. La commission chargée de l’examen préalable devra vérifier (encore une fois) si la suppression du «certificat AVS» et de la déclaration des nouveaux employés en cours d’année complique la lutte contre le travail au noir.
Il est regrettable que le Conseil national hésite à libérer les employeurs d’un travail administratif inutile. Le rapport fédéral sur les coûts de la réglementation, établi en décembre 2013, affirme que le certificat d’assurance AVS et l’obligation d’annoncer les nouveaux employés en cours d’année génèrent des coûts administratifs inutiles qui se chiffrent par millions. L’enquête révèle également que ni l’un ni l’autre ne sont indispensables au bon fonctionnement de l’AVS.
Les propositions d’amélioration du Conseil fédéral demandaient de supprimer ces tâches administratives et de décharger ainsi les entreprises. Si la mesure ne s’est vu opposer aucun contredit, c’est aussi parce qu’il est apparu clairement que le certificat et l’annonce en cours d’année ne sont pas pertinents dans la lutte contre le travail au noir. Dans son dernier avis, le Conseil fédéral propose pourtant de rejeter la motion. Il est difficile de comprendre pourquoi il a jugé nécessaire de revenir sur sa position. Le Conseil des États avait lui déjà accepté la motion. À présent, le Conseil national est appelé à s’aligner sur la petite Chambre.
Votre personne de contact
Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.