L’évolution des prix et des salaires justifie une augmentation des rentes
En 2019, divers paramètres d’assurances sociales seront adaptés à l’évolution actuelle des prix et des salaires. Les ajustements concernent notamment les rentes AVS et AI, les prestations complémentaires ainsi que la déduction de coordination et le seuil d’entrée dans la prévoyance professionnelle. Les employeurs approuvent les modifications d’ordonnances correspondantes décidées par le Conseil fédéral.
| Barbara Zimmermann-Gerster
Suivant les recommandations de la Commission AVS/AI, le Conseil fédéral a décidé, d’augmenter les rentes AVS/AI minimales et maximales de 10 et 20 francs à respectivement 1185 et 2370 francs par mois. Au chapitre des prestations complémentaires à l’AVS/AI, le montant destiné à la couverture des besoins vitaux augmente également. Dans le deuxième pilier, les montants-limites, c’est-à-dire la déduction de coordination et le seuil d’entrée, sont majorés d’environ 200 francs chacun. Ainsi les montants sociaux seront-ils de nouveau relevés l’an prochain, pour la première fois depuis 2015. Cette mesure est justifiée par l’indice mixte, qui reflète l’évolution actuelle des salaires et des prix. L’Union patronale suisse a soutenu ces adaptations au sein de la Commission AVS/AI, qui conseille le Conseil fédéral en la matière. Elles entrent en vigueur le 1er janvier 2019.
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.