Les employeurs réclament une véritable réforme de l'AVS – maintenant!
L’Union patronale suisse (UPS) prend acte du résultat de la votation d’aujourd’hui. Il ne change rien au fait que le Conseil fédéral et le Parlement doivent s’atteler sans perdre de temps à une véritable réforme de l’AVS. Les employeurs présenteront leur catalogue de requêtes et de propositions ce mardi, lors d’une conférence de presse à Zurich.
| Barbara Zimmermann-Gerster
Avec la votation de ce dimanche portant sur le projet fiscalité-AVS (RFFA), nous avons perdu un temps précieux pour assurer le financement futur de notre AVS grâce à des mesures durables et préserver notre niveau de prévoyance actuel pour les années à venir. Le Conseil fédéral doit à présent adopter sans délai le message sur la réforme AVS21, afin que le Parlement puisse traiter le dossier selon la priorité matérielle et de calendrier qu’il exige. C’est à cette seule condition que la réforme initialement baptisée AVS21 pourra entrer en vigueur au moins en 2022.
Après-demain mardi 21 mai 2019, à 10h15, les employeurs expliqueront aux médias à quel point il est urgent de procéder à une véritable réforme structurelle de l’AVS.
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.