Les coûts pour les prestations complémentaires montent
En 2011, les coûts inhérents à la couverture du minimum vital par les prestations complémentaires (PC) se sont élevés à près de 2 milliards de francs, marquant une progression de 2,7 pour cent par rapport à l’année d’avant. Cette progression a pour origine le nombre plus élevé de bénéficiaires de PC d’une part, le relèvement des franchises sur la fortune intervenu au 1er janvier 2011 d’autre part.
| Barbara Zimmermann-Gerster
Au 31 décembre 2011, 179 100 personnes ont touché une prestation complémentaire (PC) à leur rente AVS, soit 7600 personnes de plus qu’à fin 2010. Nonobstant, la part des personnes au bénéfice d’une rente AVS et tributaires de PC continue de tourner autour des 12 pour cent, soit à un niveau semblable à celui des 10 dernières années.
A fin 2011, 108 500 personnes ont touché une PC à leur rente AI, soit 2900 personnes de plus que l’année précédente. La part des rentiers AI avec PC a progressé de 1.6 point de pourcentage pour atteindre près de 40 pour cent.
La Confédération supporte cinq huitièmes de ces coûts, soit près de 1.3 milliards de francs, le reste étant assumé par les cantons.
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.