Frein à la hausse des cotisations et correction des mauvaises incitations: le «OUI» à la révision de la LACI renforce l’assurance-chômage
L’Union patronale suisse salue l’acceptation de la révision de la LACI. Par leur vote, les citoyens se sont prononcés en faveur d’un renforcement structurel de l’assurance-chômage. En mettant davantage l’accent sur un relèvement modéré des cotisations et en axant plus fortement les prestations sur la réinsertion sur le marché du travail, l’assurance continuera d’offrir aux travailleurs à l’avenir une bonne protection contre les risques de chômage.
| Barbara Zimmermann-Gerster
L’Union patronale suisse prend acte avec satisfaction du résultat de la votation sur la 4e révision de la LACI. Les citoyens se sont prononcés pour un assainissement de l’assurance-chômage à long terme qui non seulement va éliminer son déficit structurel, mais qui, en bonne logique, va aussi concentrer davantage ses prestations sur l’objectif du retour le plus rapide possible des chômeurs dans la vie active.
Le verdict des urnes est aussi un vote clair contre la tentative des syndicats et des partis de gauche d’éloigner l’assurance-chômage du principe d’assurance en déplafonnant les cotisations et d’en faire un instrument de répartition.
Grâce à la combinaison équilibrée, approuvée par le souverain, d’augmentations de cotisations (avec une composante de solidarité renforcée) et de corrections de prestations, la hausse des cotisations au 1er janvier 2011 restera relativement modérée. C’est d’autant plus important que l’économie sera déjà affectée à ce moment-là d’un relèvement de la taxe sur la valeur ajoutée et d’une augmentation des cotisations des APG.
Dans l’ensemble, la révision approuvée va renforcer durablement l’assurance-chômage. Les travail-leurs pourront à nouveau compter à l’avenir sur un financement solide de l’assurance. Les risques de chômage seront bien couverts par des mesures du marché du travail et par des prestations élevées en cas de perte de salaire.
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.