Caisse unique: le souverain conserve un système éprouvé
61,9 pour cent des votants ont rejeté la caisse publique d’assurance-maladie. Ce résultat réjouit l’Union patronale suisse. Un monopole public aurait mis fin à la liberté de choix et à la saine compétition entre les caisses-maladie.
| Barbara Zimmermann-Gerster
Le souverain a rejeté la caisse publique d’assurance-maladie par 61,9 pour cent de Non, un résultat dont l’Union patronale suisse se réjouit. Un monopole public aurait bouleversé le système éprouvé de l’assurance maladie. Le système en place a fait ses preuves en garantissant la liberté de choix et en favorisant une saine compétition entre caisses-maladie. Les assureurs ont tout intérêt à offrir à leurs clients des prestations de qualité à un prix équitable.
L’évolution des frais d’administration prouve en outre que le système existant aide à juguler la croissance des coûts de la santé: de huit centimes par franc de prime il y a 15 ans, ils sont en effet passés à quelque cinq centimes. Et les assureurs consacrent une bonne partie de ces cinq centimes au contrôle des coûts.
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.