Le Conseil des États a rejeté «AVSplus» à juste titre. La demande de l’Union syndicale suisse d’augmenter forfaitairement les rentes AVS de 10 pour cent dénote un manque total de réalisme. Face au vieillissement démographique, garantir le niveau des rentes est déjà une gageure. Au lieu d’éparpiller les fonds pour relever les rentes, il faut mener une réforme économiquement maîtrisable de la prévoyance vieillesse.
| Barbara Zimmermann-Gerster
La réponse du Conseil des États à l’initiative «AVSplus» est un non clair et net. La petite Chambre rejette à juste titre ce projet de l’Union syndicale suisse, car il est dépourvu de tout sens du réel. Face au vieillissement démographique de notre société, garantir le niveau actuel des rentes constitue déjà un défi de taille. Le relèvement forfaitaire des rentes de 10 pour cent causerait des coûts supplémentaires de 5,5 milliards de francs d’ici à 2030 et va ainsi à l’encontre de nos réalités sociales.
Au lieu d’augmenter les rentes de vieillesse selon le principe de l’arrosoir, il faut éviter le déficit de financement de l’AVS lié à l’évolution démographique, soit près de 9 milliards de francs par an (horizon 2030). Notre société et notre économie ont besoin d’une réforme raisonnable de la prévoyance vieillesse. Cette voie est la seule possible pour pouvoir continuer de garantir le niveau des rentes.
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.