Aucun avenir pour le revenu de base inconditionnel
Le Conseil national oppose un non sec à l’idée d’un revenu de base inconditionnel. L’Union patronale dénonce, elle aussi, ce projet farfelu, qui témoigne d’une piètre estime de l’activité professionnelle, mettrait sens dessus dessous notre système social fondé sur des prestations adaptées aux besoins et serait tout simplement infinançable.
| Barbara Zimmermann-Gerster
Le Conseil national rejette très massivement l’initiative populaire «Pour un revenu de base inconditionnel», qui n’a recueilli que 14 suffrages dans ses rangs. Ce texte n’avait aucune chance devant la Chambre du peuple.
L’Union patronale est également opposée à l’introduction d’un revenu inconditionnel. Il créerait de mauvaises incitations et chambarderait complètement notre système social adapté aux besoins. Une famille de quatre personnes, par exemple, recevrait à ce titre plus de 6000 francs par mois, sans le moindre travail en retour. Et puis ce modèle serait tout simplement infinançable; pour assurer à chacun un revenu minimum de 2500 francs par mois, la Confédération devrait trouver plus de 150 milliards de recettes supplémentaires. Sans compter, enfin, l’appel d’air qu’il créerait pour l’immigration. D’où une seule réponse possible à ce type d’expérience: non!
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.