Le Conseil fédéral propose d’étendre le droit à l’allocation de maternité si le nouveau-né malade doit rester plus de trois semaines à l’hôpital. Ce nouveau règlement allège la charge pesant sur les mères concernées et assure une sécurité juridique.
| Barbara Zimmermann-Gerster
Dans son message relatif à la modification de la loi fédérale sur les allocations pour perte de gain, le Conseil fédéral souhaite porter de 98 à 154 jours au maximum la durée du droit à l’allocation de maternité. Les mères pourront demander une prolongation si leur nouveau-né doit rester à l’hôpital pendant au moins trois semaines immédiatement après la naissance. Toutefois, seules y auront droit les mères qui reprennent un emploi rémunéré après un congé de maternité.
L’Union patronale suisse (UPS) se félicite de la nouvelle réglementation, qui instaure une sécurité juridique et soutient les mères en situation difficile. Elle critique seulement le fait que seules les mères retournant au travail après un congé de maternité peuvent bénéficier de la mesure. Car pour elles, cela n’est pas toujours possible dans la pratique. Pour les employeurs, le droit à l’allocation de maternité prolongée devrait donc s’appliquer à toutes les mères qui exerçaient une activité rémunérée avant l’accouchement, indépendamment de leur intention de retourner, ou non, au travail.
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.