Quelles compétences de base les écoliers suisses doivent-ils posséder?

29 janvier 2010 Nouvelles

La Conférence des directeurs de l’instruction publique a ouvert la procédure d’audition sur les objectifs nationaux de formation. Elle vise à expliquer ce qu’un écolier en Suisse devrait savoir dans la langue de scolarisation, deux langues étrangères, les mathématiques et les sciences naturelles. L’Union patronale suisse s’exprimera également sur les standards de formation.

Avec l’harmonisation des objectifs de formation, la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) remplit un mandat constitutionnel. En mai 2006, le peuple et les cantons ont approuvé, en tant que base, l’article sur l’éducation. Les objectifs de formation établis par ce travail de plusieurs années portent sur la langue de scolarisation, deux langues étrangères, les mathématiques et les sciences naturelles. Ils décrivent les compétences de base importantes qui doivent être acquises dans ces disciplines.

Préparer des objectifs de formation pour les enseignants
Ces objectifs nationaux de formation doivent être atteints à trois moments charnières. Les deux années obligatoires d’école enfantine y sont incluses conformément au concordat HarmoS. Un premier bilan doit être tiré après deux ans d’école enfantine et deux ans d’école primaire. Les autres moments importants se situent à la fin du primaire (8e année de scolarité) et à la fin du secondaire I (11e année de scolarité).

Une fois adoptés par la CDIP, les objectifs nationaux de formation seront intégrés dans les plans d’études élaborés au niveau des régions linguistiques, afin que les enseignant(e)s puissent s’y référer. Dans un premier temps, c’est-à-dire de février à début avril 2010, les objectifs seront présentés et discutés à l’occasion d’auditions. Des milieux spécialisés organisés sur le plan national et celui des régions linguistiques – parmi lesquels l’Union patronale suisse – sont invités à participer. Après l’évaluation des résultats de la procédure d’audition, les propositions seront soumises à l’assemblée plénière de la CDIP qui, en fonction des résultats obtenus, pourrait adopter tout ou partie des objectifs nationaux de formation, à partir du mois d’octobre déjà.

« Un processus de plusieurs années »
Entré en vigueur dès le 1er août 2009, le concordat HarmoS constitue la base légale pour des standards nationaux de formation. Les cantons ayant déjà adhéré ou qui adhéreront prennent l’engagement de réaliser ces objectifs avec leurs élèves. Selon la CDIP, il s’agit là d’un processus qui doit s’étendre sur plusieurs années. Les objectifs seront finalement intégrés dans les instruments nécessaires à l’enseignement. Il s’agit des plans d’études romand et du Tessin, ainsi que du Lehrplan 21 de la Suisse alémanique.